tecteurs en tous genres, exemple concret de l'Internet des Objets, devient un véri- table auxiliaire du personnel soignant et médical. Moyennant une couche d'ana- lyse intermédiaire, les données captées peuvent même être répercutées automati- quement vers les services concernés: per- sonnel soignant, administration, respon- sable qualité... sibles, ou non, par telle ou telle personne dans cet espace de chambre «communi- cante», les progrès de la technologie per- mettent potentiellement de «personnaliser» la chambre aux spécificités de chacun de ses hôtes. Quoi de plus facile en effet que de paramétrer les capteurs ambiants en fonction de sa maladie, des constantes à surveiller, des niveaux de déclenchement des alertes en cas d'anomalie...? biosenseurs suscite une série de questions, parfois fondamentales, telles que: veillance automatique soient désactivés au nom du respect de sa vie privée? l'homme ne reste-t-il pas indispen- sable pour éviter les erreurs et aberra- tions? (re)vivre ment un rôle majeur dans le processus de rétablissement, physique et psychique. Grâce aux outils de communication et de divertissement, le patient renoue avec le monde extérieur. Canaux d'informations, ré- seaux sociaux, vidéoconférence, jeux sé- rieux de réadaptation, exercices de gymnas- tique cérébrale, dialogue avec des avatars ou coachs virtuels personnalisés... sont mis à sa disposition, voire prescrits, pour assurer rer son retour à une vie normale. L'objectif est de favoriser une remise sur pied et un retour à l'autonomie le plus rapidement pos- sible. L'intérêt est de favoriser son rétablis- sement et, dans le même temps, d'optimiser l'utilisation des lits disponibles, d'alléger les charges de la sécurité sociale. giques, l'accroissement des performances de traitement, la généralisation des télé- prestations de soins se poursuivent à un rythme accéléré. Dans un futur proche (au-delà de 2020), la délocalisation des unités de soins et des espaces de prise en charge sera un concept banalisé. L'environnement immédiat de chaque individu ou famille (environnement privé, scolaire ou professionnel) sera en effet doté d'un maillage suffisant de cap- teurs et d'agents intelligents ainsi que de la puissance nécessaire de télé-suivi pour transposer le rôle de l'hôpital vers cet envi- ronnement quotidien. Du moins pour les interventions et actes de moindre criticité. demeurera certes l'apanage exclusif des centres de soins, devenus centres de déci- sions sanitaires, dans la mesure où il sera toujours de leur responsabilité de faire évo- luer et de valider ce thésaurus. Mais les relais constants en temps réel entre ce ré- férentiel central et chaque individu permet- tront de télé-piloter les micro-agents auto- nomes (de type nanorobots) qui intervien- dront par exemple dans des cas bénins d'arythmie cardiaque, de crise de panique ou d'asthme, de blessure superficielle. Cette connexion permanente entre individu et thésaurus permettront par ailleurs de déverrouiller à distance les pharma-cap- sules adéquates selon les doses perti- nentes. Un tel scénario est encore réservé, à l'heure actuelle, à une catégorie de personnes dis- posant de revenus suffisants. La démocra- tisation et la banalisation technologiques en cours ne devraient pas tarder à le rendre 10 prochaines années. tables salles de contrôle automatisées. Grâce à l'inclusion dans les parois, dans les équi- pements ainsi que sur les personnes qui y évoluent d'une diversité de capteurs (tem- pérature, humidité, agents d'infection...) et de microcaméras, il est possible d'enregistrer tout élément d'information pouvant avoir un impact sur l'efficacité des actes. Toutes les données sont enregistrées en continu, combinées à celles relayées par les caméras de champ et aux données du dossier patient. Le tout est analysé à la vo- lée, en temps réel. Cette surveillance de chaque instant offre de multiples garanties et avantages: pements et objets chirurgicaux jusqu'au calcul de ratios; par exemple, le ratio temps/consommation énergétique/ effectifs mobilisés/opération...); Patient Numérique communauté d'éducation, d'échange et de partage de ressources entre hôpitaux belges et étrangers leaders en Informatique médicale. Il regroupe aujourd'hui 20 hôpitaux. |