Or, la fixation de ces honoraires est loin d'être aisée, puisqu'elle exigerait la refonte de la nomenclature: une tâche gigantesque, tant en raison de la complexité (plus de 8.000 cas) de la nomenclature, que de son obsolescence, ou encore de sa difficulté «diplomatique» puisqu'elle génère des ten- sions entre spécialités, voire à l'intérieur même des spécialités. Quoiqu'il en soit des ces difficultés déjà significatives, l'hono- raire pur visant à rétribuer l'acte médical stress, à la compétence technique, au stress mental. Au vu de ces éléments nou- veaux, faut-il réellement mener une ré- forme d'une telle ampleur du système de financement pour atteindre les résultats espérés? ture, certaines des inquiétudes récurrentes liées au système all-in, comme en attestent les résultats du sondage. Reprenant les ef- fets indésirables supposés du financement prospectif, il a ainsi rappelé que la sélection des patients faisait d'ores et déjà partie des pratiques hospitalières. De la même ma- nière, une optimalisation des diagnostics ne pourrait être imputable à l'introduction de la forfaitarisation, alors même que le secteur détient déjà «le record du monde des diagnostics secondaires». Pour d'autres thématiques, telles que la sous-consom- mation médicale, le moindre développe- ment technologique ou la baisse de qualité, aucune étude ne permet d'apporter une réponse claire ou définitive. Il semble, en revanche, qu'il existe une pression à l'aug- mentation du nombre d'admissions, de à un sondage express sur quelques questions-clés. Les réponses sont tantôt inattendues, tantôt interpellantes... |