financement hospitalier de manière glo- bale, de tenir compte sans se départir de la critique des systèmes mis en place dans les autres pays, ainsi que de replacer la réforme hospitalière dans le contexte plus général de l'organisation du système de santé. Il faudra également tenir compte des réalités et spécificités de la situation belge dans l'organisation des soins et des capacités et des freins à l'évolution. De la même manière, il faudra évaluer justement l'impact des réalités et contingences éco- nomiques et financières des différents extra-hospitaliers. conséquences pour quels bénéfices? GBS), a choisi de resituer le débat à partir des données de la dernière étude écono- mique de l'OCDE, parue en mai 2013. Ces données montrent qu'en matière de dé- penses consacrées aux soins de santé, notre pays n'est, comparativement à d'autres états qui ont pourtant adopté un autre mode de financement ni particuliè- rement dispendieux, ni particulièrement économe. C'est le contexte de crise écono- mique, la faiblesse de la croissance qui rend intenable le maintien du système de soins en l'état et impose sa refonte en vue de davantage de coût-efficience. Ainsi, l'OCDE recommande-t-elle, entre autres, d'octroyer un rôle plus actif aux mutualités, d'améliorer la circulation et la gestion des informations via une plateforme unique, de mener à bien le passage d'un système de financement hospitalier basé sur les patho- logies et d'accorder une plus large place au paiement à la capitation dans le système de rémunération des médecins. Mais, si l'on excepte le gain d'efficience, quelles seraient au juste les conséquences de l'in- troduction d'un tel système? La première d'entre elles consiste dans un changement radical de culture: si aujourd'hui le système rétribue des examens et des activités pro- thérapeutique, demain c'est un budget donné par pathologie qui présidera aux modalités diagnostiques et thérapeutiques, avec la nécessité pour les acteurs de ne pas l'outrepasser voire de dégager des bénéfices. constitue le problème nodal de tout sys- tème de financement appuyé sur les DRG. Une mauvaise définition risque en effet d'entraîner une sélection «adverse» des patients et des cas trop compliqués. A cet égard, une étude réalisée par R. Busse, A. Geissler et al. témoigne d'une réduction des coûts par patients corrélative d'une diminution de la durée de séjour, de l'inten- sité des services et de la sélection des pa- tients. Elle montre également l'augmenta- tion des revenus par patients, notamment en raison d'une modification des pratiques d'encodage et de la reclassification des patients dans des DRG plus rémunéra- trices. Enfin, cette étude met également en exergue une augmentation du nombre de patients qui s'explique à la fois par la trans- formation des règles d'admission et l'amé- et al. ont évalué cette réduction des coûts à 1,9% la première année, 3,3% après deux ans, soit une réduction honorable des dé- penses, mais dont les effets à long terme devraient se contracter dans la mesure où les moyens thérapeutiques et diagnos- tiques à mettre en oeuvre pour soigner ne sont pas indéfiniment compressibles. Les technologies et traitements innovants ne seront-ils pas les victimes collatérales de cette compression? la forfaitarisation all-in réside dans la honoraires médicaux représentent quelque 43% du financement global de l'hôpital. Dans un système all-in, deux scénarios sont envisageables: dans le premier cas, le forfait inclut les honoraires médicaux. Le médecin devient alors un employé de l'hô- pital, perd son indépendance et n'est incité ni à l'activité ni au développement de la qualité des soins. Dans le second cas, celui où l'all-in exclut les honoraires médicaux, il convient de définir des honoraires purs, d'élaborer une nouvelle nomenclature, |