coordination), psychologique (anxiété, stress et peurs irrationnelles) et sociale (conditions de travail, incompréhension des autres) un tel modèle permettrait, par exemple, une évaluation globale de la lom- balgie, qui favoriserait à son tour une prise en charge holistique au sein de laquelle tous les acteurs, dont le patient, auraient un rôle actif à jouer. De la même manière, l'éclosion des écoles du dos témoigne de la même volonté d'une prise en charge glo- bale. Plusieurs leçons doivent être tirées de l'émergence et de l'application de ces mo- dèles holistiques. La première d'entre elles porte sur la relation patient/médecin: fon- dée sur la confiance, elle pose la question du rôle de chacun dans la possibilité et le devoir de maintenir la santé, sachant que les patients accordent une véritable impor- tance au savoir médical formel et au traite- ment reposant sur des bases scientifiques. Il ne s'agit donc aucunement d'exclure le formalisme ou le savoir scientifique mais traitement qui serait evidence based et inclurait le patient. Pour que ce soit pos- sible, et telle est la seconde leçon, il faut développer de nouveaux types de savoirs médicaux et de nouvelles pratiques aux- quelles seront associées de nouvelles méthodologies pour l'EBM afin de déve- lopper et de tester les modèles. Dans cette perspective, John Grin suggère d'adopter une stratégie centrée prioritai- rement sur des cas-modèles de patholo- gies qui affectent un grand nombre de personnes et dont le traitement constitue une lourde charge tant à titre individuel que collectif (BPCO, diabète, Alzheimer). suivante: 1) élargissement du champ théorique de synthèse réaliste; public des nouveautés médicales. ces leçons pour définir les programmes stratégiques de recherche et développe- ment mais aussi reconsidérer les standards de l'Evidence-Based Medicine et (ré)-édu- quer le public. |