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[ H e a l t h c a r e E x e c u t i v e · N ° 7 3 · 2 0 1 3 ]
traitement des tumeurs de la prostate (et
autres)!
Ce n'est toutefois pas tout. Les métastases
du cancer de la prostate semblent malheu-
reusement avoir une certaine prédilection
pour l'os et peuvent donc provoquer des
complications douloureuses. Jusqu'ici,
leurs traitements spécifiques se résu-
maient aux bisphosphonates et à une
molécule récente du nom de dénosumab ­
des produits susceptibles de retarder
l'apparition des complications les plus
sérieuses, mais sans entraver la progression
du cancer proprement dit.
Le radium-223 semble toutefois en passe
de venir changer la donne. Grâce à son
caractère analogue, cet émetteur de parti-
cules alpha est capable de prendre la place
du calcium dans les zones qui présentent
un métabolisme osseux important... soit,
en l'occurrence, dans les métastases, où
les particules alpha qu'il libère vont détruire
les cellules malades avoisinantes grâce à
leur haut niveau d'énergie. Dans la mesure
où le libre parcours moyen de ces parti-
cules dans les tissus ne dépasse pas
quelques microns, le risque de toxicité
osseuse est aussi très limité, comme l'ont
également confirmé les essais cliniques.
Des études chez l'homme ont en outre
révélé que non seulement le radium-223
était susceptible de retarder l'apparition de
graves pathologies osseuses, mais qu'il
améliorait également la survie des patients.
L'exercice, c'est tout
bénéfice!
Au-delà de l'exercice physique proprement
dit, le congrès s'est aussi attardé plus lar-
gement sur la question du mode de vie (ali-
mentation, sport et habitudes de vie en
général). Les divers orateurs qui ont abordé
cette thématique s'accordaient sur le
constat qu'une vie saine est aussi syno-
nyme de meilleur pronostic. Chez les pa-
tients victimes de métastases osseuses,
elle permettra par exemple de retarder la
survenue de fractures. Elle est loin d'écar-
ter complètement le danger, certes, mais
pour le patient, chaque semaine sans casse
est une semaine de gagnée!
Le sujet retient également beaucoup d'at-
tention sous un angle plus préventif, mais
cet aspect doit encore faire l'objet d'études
plus approfondies. Si l'on considère l'abs-
tention tabagique comme une composante
d'un mode de vie sain, on peut néanmoins
affirmer que celle-ci permet de réduire ra-
dicalement le risque de cancer du pou-
mon... ce qui est déjà un résultat formi-
dable!
Médicaments personnalisés
ou soins personnalisés?
Entendons-nous bien: les soins personnali-
sés auxquels tout patient a désormais droit
(comprenez, la prise en charge la plus
adaptée à son cas individuel) ne sont
absolument pas synonymes de traitement
«génétiquement» personnalisé.
Ces derniers sont aujourd'hui devenus
l'une des thématiques-phares de tous les
grands congrès d'oncologie. On assiste en
effet de plus en plus à l'avènement de nou-
velles molécules qui interviennent à un ni-
veau bien précis ­ et génétiquement non
homogène ­ du métabolisme cellulaire.
L'herceptine en est l'exemple classique,
mais bien d'autres vont suivre.
Dans ce cadre, il est évidemment important
de pouvoir coupler à chaque patient le
médicament adéquat afin de comprimer
au maximum le coût du traitement.
Alors qu'hier encore, tous les malades se
voyaient proposer une thérapie anticancé-
reuse qui ne s'avérait vraiment efficace
que chez 25% d'entre eux, les médecins
s'efforcent à présent d'identifier ces 25%
de répondeurs avant de les traiter.
Le laboratoire est le goulot qui devra, dans le
futur, assurer ce filtrage. Ou, comme l'a ré-
sumé très justement le Pr Eggermont (Paris),
les trois éléments les plus importants dans
l'avenir des traitements personnalisés
sont... «diagnostics, diagnostics and dia-
gnostics». Une position qui a au moins le
mérite d'être claire pour nos lecteurs!
Soins palliatifs
Sans surprise, les soins palliatifs oncolo-
giques aussi ont été un sujet très abordé lors
de l'ECC 2013. Cette notion connaît toutefois
à l'heure actuelle deux définitions, qui ont
suscité dans le public des réactions très dif-
férentes. La première postule que les soins
palliatifs sont destinés aux patients chez qui
toutes les options thérapeutiques dispo-
nibles ont été épuisées sans succès, qu'ils
visent à soutenir et à soulager de leurs souf-
frances physiques jusqu'au moment de leur
décès. Une partie des participants trouvait
cette définition très difficile à accepter. En
Belgique et aux Pays-Bas, où il est égale-
ment possible d'envisager la piste de l'eu-
thanasie, il en va évidemment tout autre-
ment. De nombreuses personnes semblent
néanmoins opposées à l'interruption du
traitement au profit d'une approche pallia-
tive au sens susmentionné.
La seconde définition, qui semble plus
facile à admettre pour un certain nombre
de participants, présente les soins palliatifs
comme l'approche qui intervient une fois
qu'il n'est plus possible de traiter le malade
en vue de le guérir ­ par exemple une fois
qu'il a développé des métastases qu'il est
encore possible de contrôler mais plus de
faire disparaître et que le cancer est donc
devenu de facto incurable.
La grande différence entre ces deux défini-
tions est que la première vise une période
généralement d'assez courte durée, tandis
que la seconde forme de soins palliatifs
peut s'étaler sur des semaines, des mois
ou même des années...
Diagnostics
Le dernier jour, nous avons malgré tout eu
l'occasion de jeter un rapide coup d'oeil
à l'exposition grâce à un badge emprunté
à un aimable congressiste... et nous y
avons découvert quelques nouveautés in-
téressantes en matière d'examens de la-
boratoire, dont nous aurons l'occasion de
reparler dans notre prochaine édition. La
législation néerlandaise étant ce qu'elle
est, l'organisation ne nous permettait pas
d'accorder du temps aux firmes, et ces
quelques lignes constituent déjà une en-
torse aux règles... mais il faut tout de
même bien que nous puissions faire notre
travail!
25-OH Vitamin D
a)
(n=21)
y = 1.00 x - 4.75
R
2
= 0.94
0
50
100
150
200
0
50
100
150
200
25OH-D (RIA, ng/mL)
25OH-D (L
UM
IPULSE, ng/m
L)
b)
-30
-20
-10
0
10
20
30
40
0
50
100
150
200
Average (RIA and LUMIPULSE, ng/mL)
Di
ff
eren
ce

(R
IA

-
LU
MI
PU
LS
E,

ng/
mL
)
Mean
5.2
2SD
26.6
- 2SD
16.2
0
5
10
15
20
25
LUMIPULSE
LC
-M
S
RI
A
LUMIPULSE
LC
-M
S
RI
A
To
ta
l
25
OH
-D

(n
g/
mL
)
immunoassay
A
B
C
D
E
0
20
40
60
80
100
120
140
160
180
Total 25
OH
-D

(n
g/
mL
)
immunoassay
A
B C
D E
25OH-D2
24, 25(OH)2-D3
a)
b)
a)
(n=21)
y = 1.00 x - 4.75
R
2
= 0.94
0
50
100
150
200
0
50
100
150
200
25OH-D (RIA, ng/mL)
25OH-D (L
UM
IPULSE, ng/m
L)
b)
-30
-20
-10
0
10
20
30
40
0
50
100
150
200
Average (RIA and LUMIPULSE, ng/mL)
Di
ff
eren
ce

(R
IA

-
LU
MI
PU
LS
E,

ng/
mL
)
Mean
5.2
2SD
26.6
- 2SD
16.2
0
5
10
15
20
25
LUMIPULSE
LC
-M
S
RI
A
LUMIPULSE
LC
-M
S
RI
A
To
ta
l
25
OH
-D

(n
g/
mL
)
immunoassay
A
B
C
D
E
0
20
40
60
80
100
120
140
160
180
Total 25
OH
-D

(n
g/
mL
)
immunoassay
A
B C
D E
25OH-D2
24, 25(OH)2-D3
a)
b)
Lumipulse
®
shows a closer correlation to LC-MS/MS than
other competitor assays on the market.
Fujirebio Europe N.V.
Technologiepark 6 - B-9052 Gent - Belgium
T +32 (0)9 329 13 29 - F +32 (0)9 329 17 75 - www.fujirebio-europe.com
·
Improved assay performance ­ offering a novel new 2-step sandwich assay
·
Antibody that specifically recognizes immunocomplex consisting of 25OH-D
and anti-25OH-D antibody
·
Precision ranges of Lumipulse
®
G sandwich assay were 1.0-2.3% for within-run and 1.9-3.5%
for total precision
·
Alignment with LC-MS/MS gold standard and high correlation with competitive assays
a)
(n=21)
y = 1.00 x - 4.75
R
2
= 0.94
0
50
100
150
200
0
50
100
150
200
25OH-D (RIA, ng/mL)
25OH-D (L
UM
IPULSE, ng/m
L)
b)
-30
-20
-10
0
10
20
30
40
0
50
100
150
200
Average (RIA and LUMIPULSE, ng/mL)
Di
ff
eren
ce

(R
IA

-
LU
MI
PU
LS
E,

ng/
mL
)
Mean
5.2
2SD
26.6
- 2SD
16.2
0
5
10
15
20
25
LUMIPULSE
LC
-M
S
RI
A
LUMIPULSE
LC
-M
S
RI
A
To
ta
l
25
OH
-D

(n
g/
mL
)
immunoassay
A
B
C
D
E
0
20
40
60
80
100
120
140
160
180
Total 25
OH
-D

(n
g/
mL
)
immunoassay
A
B C
D E
25OH-D2
24, 25(OH)2-D3
a)
b)
a)
(n=21)
y = 1.00 x - 4.75
R
2
= 0.94
0
50
100
150
200
0
50
100
150
200
25OH-D (RIA, ng/mL)
25OH-D (L
UM
IPULSE, ng/m
L)
b)
-30
-20
-10
0
10
20
30
40
0
50
100
150
200
Average (RIA and LUMIPULSE, ng/mL)
Di
ff
eren
ce

(R
IA

-
LU
MI
PU
LS
E,

ng/
mL
)
Mean
5.2
2SD
26.6
- 2SD
16.2
0
5
10
15
20
25
LUMIPULSE
LC
-M
S
RI
A
LUMIPULSE
LC
-M
S
RI
A
To
ta
l
25
OH
-D

(n
g/
mL
)
immunoassay
A
B
C
D
E
0
20
40
60
80
100
120
140
160
180
Total 25
OH
-D

(n
g/
mL
)
immunoassay
A
B C
D E
25OH-D2
24, 25(OH)2-D3
a)
b)
Figure 1. Comparison of Lumipulse
®
assay and DiaSorin
RIA in 25 OH-D measurements using correlation graph
(a) and Bland and Altman plot (b)*
* * Novel sandwich immunoassay for quantification of
25-hydroxy vitamin D in human blood. Omi K, Ando T, Sakyu
T, Sato H, Oka A, Hotta Y, Horiike M, Shirakawa T, Goishi
K. Fujirebio Inc., Tokyo, Japan. Presented at AACC 2013.
Data obtained with prototype (non CE-marked) Lumipulse
®
G 25-OH Vitamin D kit. Lumipulse
®
G 25-OH Vitamin D kit is
to be CE-marked.
Figure 2. Reactivity evaluation for 25OH-D2 and
24, 25 (OH)2-D3*
Launching
en 2013 !
V
ersion 10/13
PUB07522_BH.indd 1
18/10/13 15:47