que l'on appelle un pour se présenter sous un jour différent à ses interlocuteurs), sur le recrutement de ces sujets (lieu, population à risque...) ou encore sur la gestion de l'évolution des «pratiques» au cours des 10 années de suivi. d'étude est le les deux groupes de patients étaient bien comparables au début de l'étude et donc si la «pratique» est le seul élément permettant d'expliquer la différence de l'incidence des cancers. Nous pourrions en effet envisager l'hypothèse que le groupe de femmes qui «pratiquent» était plus jeune que le groupe de femmes ne «pratiquant» pas et, sachant que le facteur de risque principal de la sur- venue du cancer du sein chez la femme est l'âge, ce serait cette dernière donnée qui expliquerait quasi exclusivement la diffé- rence d'incidence du cancer du sein. observés dans ces études dites «observa- tionnelles» de type descriptive ou étiolo- gique est en théorie minimisée dans les études l'évaluation de nouveaux traitements. jours réalisable dans tous les domaines de recherche, pour des raisons éthiques ou logistiques. Il est par exemple difficile d'imaginer, d'un point de vue éthique, une étude qui randomiserait des sujets pour consommer pendant une longue période une grande quantité d'alcool ou de boisson contrôle. De plus, même les études cli- niques interventionnelles ne sont pas dé- nuées de biais méthodologiques. Citons par exemple l'absence du respect de la procédure en double aveugle tout au long de l'étude, le nombre parfois important de sence de groupes non comparables au début de l'étude. Dans ces études inter- ventionnelles, l'utilisation d'études aux designs différents (par exemple, essai croisé, de supériorité, de non-infériorité ou d'équivalence) doit aussi être prise en compte dans l'interprétation des données. Enfin, très fréquemment, ces études sont intégrées dans des méta-analyses non dénuées de biais méthodologiques dont les résultats doivent être interprétés en gardant à l'esprit les limites de l'exercice. Les biais méthodologiques potentiels sont donc très nombreux, et il est quasiment impossible de réaliser une recherche cli- nique dénuée de tout biais méthodolo- gique. Bien entendu, l'utilisation adéquate des tests statistiques est primordiale pour ga- rantir l'intégrité des résultats, à tout le moins dans leur composante mathéma- tique. statistique thérapeutiques, mais aussi par les études interventionnelles dans la médecine mo- derne, leurs principes et les bases de leur interprétation restent mal connus des chasse gardée de quelques experts. De plus, les principes méthodologiques et sta- tistiques impliqués se sont régulièrement sophistiqués au fil des années, ceci lais- sant à penser que l'évaluation rationnelle domaine ésotérique seulement accessible à une poignée de spécialistes. Un tel statu quo serait dommageable car l'essai théra- peutique est fondamentalement un outil mis à la disposition des médecins pour faire progresser leur pratique. Il est donc nécessaire, pour tout praticien qui veut rester maître de ses choix thérapeutiques, de connaître les bases de l'interprétation des résultats des essais thérapeutiques, mais aussi de ceux de la recherche rediscuter dans ce feuilleton certains points de méthodologie dans le cadre de «dossiers méthodologiques». Nous avons l'ambition, au travers de ces articles, qui resteront courts et s'en tiendront à l'essen- tiel, d'aider le clinicien à aborder la littéra- ture scientifique avec un plus grand sens critique, pour le bénéfice ultime des pa- tients. Comme en matière de recherche clinique, les sujets de controverse ne manquent pas, il nous sera aisé de raison- ner à partir d'exemples réels, et plus sérieux que celui exposé ci-dessus! fréquemment utilisés, des différents biais méthodologiques (bais de confusion, d'information et de sélection), des différents designs d'études épidémiologiques ou cliniques (étude de cohorte, étude cas-témoins, essai randomisé contrôlé, essai de non-infériorité...), de l'intérêt des analyses en intention de traiter, de la notion de causalité, des analyses post-hoc, des méta-analyses, ou encore des critères d'évaluation secondaires... Nous serons parfois aidés, pour certains sujets précis, par des experts belges ou étrangers, véritables références dans leur domaine. |