foule de professionnels (dont des infirmiers mais aussi des délégués des firmes actives dans le diagnostic et/ou le traitement du cancer), l'ECC a également accueilli un nombre non négligeable de patients. Ces représentants des groupes d'entraide s'ef- forcent d'améliorer le sort des malades et de faire pression sur le monde politique en fa- veur de l'égalité dans l'accès à des soins de qualité et à des traitements de pointe abor- dables, et ce partout en Europe. Une série d'ateliers spécifiques, eux-mêmes dirigés par des patients, avaient été regroupés à leur intention dans le volet patient-track du programme. Enfin, l'événement accueillait également un onco-policy forum, consacré aux aspects politiques du cancer et de la recherche en oncologie. On le voit: l'ECC 2013 n'est donc pas seulement le congrès des prescripteurs, mais aussi celui des cher- cheurs, des décideurs et des malades! centre événementiel RAI à Amsterdam était certes très agréable, mais nombre de participants ont amèrement déploré la vigueur aux Pays-Bas, qui leur a beaucoup compliqué le travail. Sans surprise, une part non négligeable du vaste bâtiment était réservée aux stands des firmes de produits diagnostiques et pharmaceu- tiques, maisons d'édition et organisations position stratégique au centre du com- plexe, cette zone d'exposition était toute- fois strictement réservée aux prescripteurs, reconnaissables à la ligne bleue bien visible sur leur badge, tandis que les collabora- teurs des maisons d'édition, les journa- listes, les avocats spécialisés dans la dé- fense des patients et même les décideurs politiques s'en voyaient fermement refuser l'entrée. Seule solution pour contourner l'interdiction: trouver une âme charitable disposée à prêter son badge le temps de faire son travail! Cette disposition forçait en outre régulièrement les non-prescripteurs à faire des détours pour se rendre d'une salle à l'autre. Enfin, pour comble de mal- heur, les stands des organisations de pa- tients avaient été relégués dans un coin initialement fort mal éclairé derrière l'expo- sition commerciale, où certains prescrip- teurs ont eu toutes les peines du monde à les dénicher. En conclusion, espérons que l'ECCO, l'ESMO et l'ESTRO abandonneront ce site pour leurs congrès futurs: Amster- dam ne convenait décidément pas! par définition de se partager entre des tu- meurs de toutes sortes... mais cela ne veut évidemment pas dire qu'il ne s'inté- resse pas également à des cancers extrê- côlon ou de la prostate, qui nécessiteront eux aussi tôt ou tard le recours à un traite- ment oncologique. L'événement a ainsi une nouvelle fois confirmé la manoeuvre de rat- trapage initiée ces dernières années dans le domaine du cancer de la prostate: alors qu'il y a 10 ans à peine, les traitements se limitaient largement aux manipulations hormonales, à la chirurgie et aux rayons, c'est aujourd'hui toute une myriade de possibilités qui s'offre aux patients et à ceux qui les soignent. La chimiothérapie est désormais devenue une option théra- peutique à part entière, avec non seule- ment le docétaxel mais aussi le cabaci- taxel. Il existe également d'autres molé- cules plus récentes, qui exploitent la voie plus classique de la testostérone, tandis que l'abiratérone peut désormais être utili- sée aussi bien avant qu'après une chimio- thérapie. Il convient toutefois aussi de mentionner ici l'enzalutamide, qui agit sur le récepteur aux androgènes et peut être administré après une chimiothérapie. Ce choix pléthorique soulève évidemment la question qui ne s'est longtemps même pas posée de savoir comment exploiter aux mieux toutes ces nouvelles molécules et possibilités. Par quoi commencer ou poursuivre? Comment évaluer un patient individuel dans ce schéma? En tout cas, une chose est claire: nous sommes à la veille d'une période passionnante pour le Congress (ECC) se tenait cette année à Amsterdam du vendredi 27 septembre au mardi 1 Radiotherapy and Oncology) et l'ECCO (European Cancer Organisation) l'événement attire logiquement toujours les foules... et cette année n'a pas fait exception, avec quelque 15.000 participants et plus de 3.900 exposés. Nous vous proposons ci-dessous un très bref aperçu de ce vaste programme, qui sera abordé de manière plus approfondie dans d'autres de nos médias. |