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[ H e a l t h c a r e E x e c u t i v e · N ° 7 3 · 2 0 1 3 ]
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diagnostica
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Précisons au passage que, en sus d'une
foule de professionnels (dont des infirmiers
mais aussi des délégués des firmes actives
dans le diagnostic et/ou le traitement du
cancer), l'ECC a également accueilli un
nombre non négligeable de patients. Ces
représentants des groupes d'entraide s'ef-
forcent d'améliorer le sort des malades et de
faire pression sur le monde politique en fa-
veur de l'égalité dans l'accès à des soins de
qualité et à des traitements de pointe abor-
dables, et ce partout en Europe. Une série
d'ateliers spécifiques, eux-mêmes dirigés
par des patients, avaient été regroupés à
leur intention dans le volet patient-track du
programme. Enfin, l'événement accueillait
également un onco-policy forum, consacré
aux aspects politiques du cancer et de la
recherche en oncologie. On le voit: l'ECC
2013 n'est donc pas seulement le congrès
des prescripteurs, mais aussi celui des cher-
cheurs, des décideurs et des malades!
Le cadre choisi pour cette édition 2013 ­ le
centre événementiel RAI à Amsterdam ­
était certes très agréable, mais nombre de
participants ont amèrement déploré la
réglementation sévère voire inflexible en
vigueur aux Pays-Bas, qui leur a beaucoup
compliqué le travail. Sans surprise, une
part non négligeable du vaste bâtiment
était réservée aux stands des firmes de
produits diagnostiques et pharmaceu-
tiques, maisons d'édition et organisations
professionnelles du secteur. Installée en
position stratégique au centre du com-
plexe, cette zone d'exposition était toute-
fois strictement réservée aux prescripteurs,
reconnaissables à la ligne bleue bien visible
sur leur badge, tandis que les collabora-
teurs des maisons d'édition, les journa-
listes, les avocats spécialisés dans la dé-
fense des patients et même les décideurs
politiques s'en voyaient fermement refuser
l'entrée. Seule solution pour contourner
l'interdiction: trouver une âme charitable
disposée à prêter son badge le temps de
faire son travail! Cette disposition forçait en
outre régulièrement les non-prescripteurs
à faire des détours pour se rendre d'une
salle à l'autre. Enfin, pour comble de mal-
heur, les stands des organisations de pa-
tients avaient été relégués dans un coin
initialement fort mal éclairé derrière l'expo-
sition commerciale, où certains prescrip-
teurs ont eu toutes les peines du monde à
les dénicher. En conclusion, espérons que
l'ECCO, l'ESMO et l'ESTRO abandonneront
ce site pour leurs congrès futurs: Amster-
dam ne convenait décidément pas!
Cancer de la prostate
Congrès général, l'ECC est forcé presque
par définition de se partager entre des tu-
meurs de toutes sortes... mais cela ne
veut évidemment pas dire qu'il ne s'inté-
resse pas également à des cancers extrê-
mement fréquents comme celui du sein, du
côlon ou de la prostate, qui nécessiteront
eux aussi tôt ou tard le recours à un traite-
ment oncologique. L'événement a ainsi une
nouvelle fois confirmé la manoeuvre de rat-
trapage initiée ces dernières années dans
le domaine du cancer de la prostate: alors
qu'il y a 10 ans à peine, les traitements se
limitaient largement aux manipulations
hormonales, à la chirurgie et aux rayons,
c'est aujourd'hui toute une myriade de
possibilités qui s'offre aux patients et à
ceux qui les soignent. La chimiothérapie
est désormais devenue une option théra-
peutique à part entière, avec non seule-
ment le docétaxel mais aussi le cabaci-
taxel. Il existe également d'autres molé-
cules plus récentes, qui exploitent la voie
plus classique de la testostérone, tandis
que l'abiratérone peut désormais être utili-
sée aussi bien avant qu'après une chimio-
thérapie. Il convient toutefois aussi de
mentionner ici l'enzalutamide, qui agit sur
le récepteur aux androgènes et peut être
administré après une chimiothérapie. Ce
choix pléthorique soulève évidemment la
question ­ qui ne s'est longtemps même
pas posée ­ de savoir comment exploiter
aux mieux toutes ces nouvelles molécules
et possibilités. Par quoi commencer ou
poursuivre? Comment évaluer un patient
individuel dans ce schéma? En tout cas,
une chose est claire: nous sommes à la
veille d'une période passionnante pour le
European Cancer
Congress 2013
Amsterdam
Véritable grand-messe du traitement des maladies oncologiques, l'European Cancer
Congress (ECC) se tenait cette année à Amsterdam du vendredi 27 septembre au mardi
1
er
octobre. Organisé tous les trois ans sous l'égide de trois associations de premier
plan ­ l'ESMO (European Society of Medical Oncology), l'ESTRO (European Society for
Radiotherapy and Oncology) et l'ECCO (European Cancer Organisation) ­ l'événement
attire logiquement toujours les foules... et cette année n'a pas fait exception, avec
quelque 15.000 participants et plus de 3.900 exposés.
Nous vous proposons ci-dessous un très bref aperçu de ce vaste programme, qui sera
abordé de manière plus approfondie dans d'autres de nos médias.
Erik Briers
HE0658F