de définir le rôle des différents lipides (LDL, HDL, VLDL). J'ai également contribué, avec plusieurs autres experts belges, à fonder le Belgian Lipid Club, dont j'ai assuré la présidence pendant de nombreuses années. certainement aussi assisté à nombre d'évolutions? une activité d'analyse qualitative et, souvent, semi-quantitative. Nombre de paramètres n'avaient pas encore de vraies unités: le résultat était plutôt formulé au moyen de signes «plus» ou «moins». vraies unités (et systèmes) de mesure quantitatives et des premières tentatives de surveillance de la qualité souvent encore à l'échelon d'établissements individuels, qui utilisaient un pool de sérum pour contrôler ce paramètre de jour en jour. Autant dire que les données pouvaient parfois différer sensiblement entre laboratoires... sans compter que de nombreux réactifs étaient fabriqués sur place, ce qui ne contribuait pas non plus à la reproductibilité des résultats! externe? préalable indispensable): la NASA était à la recherche d'une méthode d'analyse clinique qui pourrait également être utilisée dans l'espace. Après moult palabres, un test a été réalisé avec un système d'électrophorèse (Beckman), qui semblait en effet fonctionner dans l'espace, en dépit de quelques problèmes avec le sérum qui y avait été envoyé avec lui. Cette expérience a néanmoins prouvé que la standardisation (y compris au niveau de la technique utilisée) est un facteur capital dans l'obtention de résultats comparables, et ce où que soit effectuée l'analyse. Les unités ont été un autre grand obstacle à franchir, qui a d'ailleurs encore des répercussions de nos jours. Elles ont suscité bien des débats, en particulier pour la mesure des enzymes, où la température joue un rôle tellement important. concertation internationale, non? peut-être, mais même à l'époque, les chercheurs avaient déjà des manquaient pas, même s'ils étaient plus lents, puisqu'une lettre ou un fax met évidemment plus de temps à arriver qu'un e-mail. suivais évidemment de près les développements internationaux. Ceux- ci étaient surtout perceptibles lors des fameuses «Journées de Pont- à-Mousson», où des personnalités comme les Prs Siest et de Gruyter s'efforçaient de porter la chimie clinique européenne à un niveau supérieur. de la Federation of the European Societies of Clinical Chemistry (FESCC), qui était liée au groupe EC4 (European Communities Confederation of Clinical Chemistry) et s'occupait surtout de standardisation. J'ai également participé dans ce cadre à l'élaboration de la norme ISO-15189 pour la biologie clinique. Celle-ci n'est toutefois qu'une clé de voûte qui a nécessité d'abord un important travail préalable sur des projets partiels. Les deux organisations étaient presque prédestinées à fusionner un jour, et c'est ce qui s'est finalement produit en 2007 avec la création de l'European Federation of Clinical Chemistry rebaptisée EFLM ou European Federation of Laboratory Medicine, qui compte actuellement 38 états-membres actifs. Durant mes années de présidence, je me suis également efforcé de convaincre plusieurs pays d'Europe de l'Est de s'y affilier. comme Vic Blaton, et le temps nous manque pour aborder une foule d'autres facettes de ses activités en particulier son implication dans le fonds brugeois pour la coopération et le développement (Brugs Fonds voor Ontwikkeling en Samenwerking), une association active dans la recherche et dans la coopération au développement dont il assure encore aujourd'hui la présidence. Mais il ne fait en tout cas aucun doute que la distinction qui lui a été accordée il y a quelques mois est amplement méritée! dans le but de récompenser des scientifiques de renom, qui se sont particulièrement distingués par leurs contributions uniques dans la promotion et le développement de la chimie clinique et la médecine de laboratoire en Europe. |