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[ H e a l t h c a r e E x e c u t i v e · N ° 7 3 · 2 0 1 3 ]
Des solutions reproductibles
Une longue démarche de documentation
des processus et des pratiques a permis,
ces 15 ou 20 dernières années, de carto-
graphier les trajets de soins, de répertorier
la multitude de scénarios spécifiquement
liés aux diverses pathologies. Un travail de
fond et de longue haleine a été accompli
par tous les établissements de soins afin
d'élaguer les processus inefficaces et de
dégager un corpus, commun et reproduc-
tible, de bonnes pratiques.
Les prestataires de solutions métier, les édi-
teurs de logiciels de gestion et d'applications
spécialisées ont progressivement abandonné
le développement de plates-formes spéci-
fiques, souvent redondantes et incomplètes
dans leurs fonctionnalités, afin de fournir un
tronc commun, validé par les équipes de spé-
cialistes médicaux et hospitaliers.
Ce tronc commun prend la forme d'un
noyau HRP, dont la structure a été pensée
de manière modulaire afin que chaque éta-
blissement hospitalier puisse n'utiliser que
les fonctions qui répondent à ses besoins et
à ses divers «métiers» médicaux (spéciali-
tés). Ces différents modules peuvent être
utilisés tels quels par tous les établisse-
ments, répondant à plus de 90% de leurs
besoins. Les adaptations pour cause de
spécificités ont été réduites à 10%.
Seule l'interface, le comportement des
fonctions peuvent être personnalisés, à des
degrés divers.
L'IT extra muros
Pendant les deux premières décennies du 21
e
siècle, le secteur a connu un phénomène de
concentration des établissements hospita-
liers, fait de regroupements de sites, de fu-
sions entre hôpitaux et de rationalisation des
cartes de compétences. Cette concentration a
permis de rassembler les ressources et
d'économiser les moyens disponibles. Toute-
fois, l'offre des soins de santé ne peut
répondre à tous les besoins, sur tout le terri-
toire, que si elle demeure suffisamment
diversifiée et riche sur tous les sites. Le pro-
cessus de concentration a donc des limites.
Pour faire face aux contraintes écono-
miques allant croissant, il était donc néces-
saire de mutualiser au maximum res-
sources et moyens entre établissements,
voire entre réseaux hospitaliers.
Une politique d'externalisation a dès lors
été instaurée, sous l'égide du SPF Santé.
Elle concerne à la fois certaines infrastruc-
tures et un certain nombre de processus.
En ce compris le stockage, la sauvegarde
et l'exploitation des données. Une instance
parapublique apporte toutes les garanties
de sécurité, de pérennité, et de confidenti-
alité des données.
La santé mutualisée
Au-delà de l'infrastructure, le principe de
mutualisation a également été mis en