rétrospectif); la dualité temporelle du sys- tème qui combine le rétrospectif et le pros- pectif; l'expertise considérable que requiert la gestion de la facturation et l'obsoles- cence de la nomenclature; la méthode des honoraires «bruts» et les négociations à la Sisyphe qu'elle génère entre médecins et gestionnaires; la liaison à l'activité qui conduit à augmenter le volume des activi- tés en réaction à la diminution des tarifs; la mauvaise répartition de l'argent entre les disciplines médicales et entre services; ou encore l'insuffisance du BMF qui ne permet par exemple pas de couvrir les augmenta- tions barémiques... de financement actuel mène ainsi légitime- ment à souhaiter son remplacement par un système qui: sur les résultats; chercher l'efficience managériale et à encourager la qualité selon un budget donné. mise en place d'un budget forfaitaire prospectif par pathologie (par DRG et par niveau de sévérité), de type all-in (com- prenant le BMF, les frais liés aux presta- tions médicales, les médicaments et dis- positifs médicaux), plus des compléments pour diverses missions. Cette proposition est toutefois conditionnée par un certain nombre de réquisits. En premier lieu, le seul DRG ne peut suffire à déterminer le budget. De plus, un système all-in ne peut fonctionner que s'il est encadré par des contrôles et des sanctions en cas de ma- nipulation des données. Ce système exige par ailleurs la mise en place d'exclusions: urgences, missions académiques, patients sociaux, DRG hétérogènes, outliers, médi- caments chers, innovants ou orphelins, les séjours en unités très spécialisées, les tifs. Il suppose également que les tarifs soient établis à partir d'études objectives de coûts (de type activity based costing) qui reflètent les coûts réels, fondées sur des méthodologies fortes, menées dans une dizaine d'hôpitaux et actualisées... Il devrait en outre s'accompagner du main- tien d'honoraires «purs» établis en fonc- tion du temps, de la pénibilité voire d'autres critères, honoraires purs qu'il faudrait également envisager pour l'am- bulatoire. Le financement devrait égale- ment permettre à l'hôpital de gérer la fi- lière de soins, incluant l'hospitalisation à domicile, les autres formes ambulatoires, la revalidation afin d'être incité à susciter les retours précoces à domicile. Dans le même ordre d'idées, et pour parer à toute sous-consommation de soins, le finance- ment prospectif devrait également conte- nir des incitants à la qualité (P4P, P4Q, bonus). Enfin, pour être opérant, le sys- tème all-in exigera l'intégration et l'asso- ciation des médecins hospitaliers à la gestion clinique et économique de l'hôpi- tal, de sorte que le tarif soit respecté. moins tranchée route en vue du passage à un système de financement hospitalier forfaitaire prospec- tif basé sur les pathologies» au Conseil des Ministres pour octobre 2013, s'est interrogé, à titre personnel, sur les motifs qui justifieraient le passage à un nouveau mode de financement et les conditions pour réussir ce passage. En préambule, Benoît Collin a indiqué que la feuille de route était conçue comme un processus visant à établir «les principes, la méthodologie, l'établissement du coût de référence, les pathologies retenues, les ef- fets sur les honoraires et leurs prélève- ments, l'intégration de la qualité et de l'accessibilité, la progressivité et le plan- ning d'exécution». Il a également relevé que ce processus, qui prendra appui sur l'avis de la Multipartite et les analyses du KCE, ne portait pas explicitement sur un financement all-in ou global. Cette porte laissée ouverte sur la portée et les modali- |