la pathologie vasculaire, des pathologies neurodégénératives ou encore démyéli- nisantes ont été largement abordés, mais nous avons voulu développer ici les nou- veautés en psychiatrie, qui ont fait l'objet d'une bonne demi-journée de présenta- tion. Que peut-on en retenir? dans la schizophrénie dence d'un marqueur biologique pour la schizophrénie, compte tenu de l'hypo- thèse d'un excès fonctionnel synaptique dopaminergique, avancée depuis le mi- lieu des années 1970. Les premières études d'imagerie se sont intéressées à la densité des récepteurs dopaminergiques D2 dans le striatum de ces patients, densité que l'on pensait éle- vée: en fait, aucune anomalie significa- tive n'a été démontrée (1). Il en est de même pour le Dat-scan évaluant le transporteur de la dopamine dans ce contexte clinique (1). Des études plus récentes, utilisant le PET-scan au 18F- DOPA, ont montré qu'il faut surtout s'intéresser à l'index de fonction dopa- minergique témoignant de la présence pré- et intra-synaptique de dopamine. Cet index est élevé chez les schizoph- rènes, entre autres au niveau striatal, avec une corrélation positive selon la sévérité des symptômes (2). Il faut également noter que le stress peut être un facteur d'aggravation, car il aug- mente le taux de dopamine intra-synap- tique (3, 4). IRMf pour les hallucinations auditives présenté les résultats émanant d'un «fMRI Group» dans le cadre restrictif des hallucinations auditives, qui représen- tent l'un des meilleurs critères cliniques caractérisant la schizophrénie. Ceci est mis en relation, au sens neurobiolo- gique, avec une hyperexcitation neuro- nale dans les régions cérébrales qui en- codent pour la perception de la voix, c'est-à-dire le lobe temporal postérieur gauche. L'orateur a présenté une méta- analyse de 13 études en IRMf, concer- nant au total 105 patients, ne démon- trant pas d'anomalies pour la perception de signal externe (5). Dès lors, naît l'hy- pothèse d'interférences sur la perception interne de la voix (6), pour se concrétiser en hypofrontalité en réponse à un effort cognitif (7): on met en évidence un défi- cit d'attention et de fonctions exécutives, donc du contrôle cognitif, durant les hal- lucinations. On observe même que le tableau hallucinatoire est d'autant plus marqué que le contrôle cognitif est faible! Sur le plan de la neurotransmission, les taux de glutamate ne paraissent pas anormaux dans ce contexte des halluci- nations auditives, mais on assiste bien à une dérégulation GABA excessive, qui favoriserait la persistance des hallucina- tions. neuro-imagerie thérapeutique du neurofeedback (NF) associé à de la neuro-imagerie de type fMRI chez les dépressifs, mais unique- ment dans les groupes de patients actifs, insistant donc sur la nécessité de la moti- vation! Pour les patients parkinsoniens, on peut aussi observer un effet favorable du NF avec «self-modulation» de déficits grâce à la mobilisation de compensa- veau de l'échelle classique UPDRS, mais toujours s'il existe un facteur motivation- nel pour réaliser les exercices (8). grise dans la dépression majeure crivent les modifications morphomé- triques de la substance grise dans la dé- pression majeure, touchant usuellement et de manière variable le cortex orbito- frontal, l'hippocampe et l'amygdale, le cortex préfrontal dorsolatéral, et le cor- tex cingulaire antérieur (9). Leur étude contrôlée porte sur 132 pa- tients (âge moyen de 37 ans) (n = 35 au premier épisode et n = 97 au stade récur- rent) et montre en IRM (3 teslas) une di- minution de volume de ces différentes régions de substance grise avec une va- riation interindividuelle et latéralisée (atteinte plus nette de l'insula droite, de l'hippocampe et des régions para-hippo- campiques gauches, par rapport aux pa- tients sains). Se pose alors la question de savoir s'il s'agit d'une anomalie causale ou secondaire. Leurs réflexions les amènent à retenir surtout l'aspect secon- daire car il existe une corrélation néga- tive entre la sévérité des anomalies et le nombre d'épisodes dépressifs majeurs. Par contre, ils n'ont pas noté d'effet des médications prescrites, ni de la comorbi- dité anxieuse. Ces pertes de substance grise pourraient être liées à l'effet neuro- toxique d'un cortisol durablement élevé par le stress et la diminution d'activité du BDNF. quelle implication dans l'autisme? parcourt la partie supérieure du lobe temporal parallèlement au sillon central ou scissure de Sylvius (10) (Figure 1). d'autant plus marqué que le |