nisme, labilité émotionnelle... «Mais il faut aussi juger l'enfant sur d'autres cri- tères, notamment cognitifs, avant d'affir- mer l'efficacité d'un traitement», re- marque Diane Purper-Ouakil. Cela dit, les études en IRM, qui ont mon- tré que certaines zones cérébrales sont plus développées chez les patients avec TDAH et d'autres moins (Figure 1), ont aussi montré qu'un traitement psycho- stimulant leur permet de gagner du vo- lume (Figure 2) (7). méthylphénidate que le méthylphénidate augmente la dis- ponibilité des transporteurs de dopamine (8); il normalise également l'activité cor- ticale préfrontale (9) et augmente la connectivité entre les régions frontopa- riétales, avec un bénéfice net en termes mande son administration aux enfants de plus de 6 ans et aux adolescents, sous la supervision d'un spécialiste, après examen médical attentif portant notam- ment sur les antécédents (poids, taille, événements cardiovasculaires, ECG, risque d'abus médicamenteux) et les pa- ramètres cardiaques (pression, rythme), tout en suivant régulièrement le pouls, la pression artérielle (tous les 3 mois), le poids (tous les 3 mois) et la taille (tous les 6 mois: elle est généralement moindre de 1-2cm à l'âge adulte chez les patients traités), ainsi que la survenue éventuelle d'effets secondaires ou de symptômes psychiatriques (tous les mois). De plus, l'EMA conseille des «repos thérapeu- tiques» au minimum annuels. Initié à faible dose, et augmenté progressive- ment tous les 3-7 jours jusqu'à la dose maximale tolérée, il doit être évalué ré- gulièrement en termes de dosage pour garantir l'absence d'effets indésirables, la pertinence du traitement devant être reprécisée annuellement (3, 4). Une re- vue récente effectuée par Samuele Cortese passe en détail tous les points à prendre en compte en cas d'effet indési- rable, aussi minime soit-il (11). viennent chez 16-29% des enfants, la férable, tandis qu'il est capital d'appré- cier l'amélioration des performances académiques et de la vigilance tout en adaptant régulièrement la posologie (12). En cas de mauvaise réponse (que l'on retrouve plus fréquemment en cas de symptômes anxieux associés, de troubles du sommeil, de niveau socio- économique faible ou de QI < 100), le choix reste d'augmenter la dose (jusque 90mg/j), de changer de stimulant (la dexamphétamine), de proposer un non- stimulant (bupropion, clonidine, modafi- nil, imipramine) ou de l'associer à l'ato- moxétine (13). Respecter ces règles strictes permet dans 34% des cas un effet initial modéré suivi d'une amélioration progressive, dans 52%, une amélioration substantielle d'emblée et qui se main- tient et dans 14% des cas, une améliora- tion initiale avant détérioration (14). Dernier point, et non des moindres, il ar alue ar alue entre l'âge et le pourcentage de patients dont les volumes de substance grise normale sont supérieurs dans les ganglions de la base à droite. enfants conservent des |