sion, a ouvert les débats en rappelant d'une part que le DSM-5 n'est que l'oeuvre des Américains, qui ne se soucient que fort peu de ce qui se passe dans les autres parties du monde, et d'autre part, que depuis l'ère de la psychiatrie nouvelle introduite par le DSM, il n'y a pas eu d'amélioration significative de la santé mentale des citoyens. Pire, le DSM-IV TR et encore plus le DSM-5 à venir sont de plus en plus perçus dans nos pays comme générateurs d'un coût sociétal exorbitant car ils favorisent les surdi- agnostics en abaissant les seuils d'inclusion et provoquent une surmédicalisation par la définition de nouveaux diagnostics. Mais il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain. Que retenir? «D'abord et avant tout, souligne Mario Maj (Naples), que les maladies psychiatriques doivent se comprendre dans un continuum qui va par exemple de la simple tristesse à la dépression, de `l'excitation' naturelle à l'hypomanie, des troubles de l'humeur aux troubles psychotiques...» n'existe pas de différence taxonomique fondamentale entre tristesse et dépression majeure, mais que la mélancolie devra rester un des piliers essentiels du diagnostic de dépression majeure. C'est dans ce sens que la dépression liée au deuil ne diffère en rien des dépressions provoquées par d'autres «stress» en termes de sévérité cli- nique et de variables historiques ou sociodémographiques. Citant notamment Wake- field et Schmitz (1), Mario Maj acquiesce avec la proposition du DSM-5 de retirer le deuil des critères d'exclusion d'une dépression majeure, un retrait que ne propose pas l'ICD-11, du moins pour les réactions de deuil normales en fonction des condi- tions culturelles et individuelles. dans l'ICD-11 pour affirmer le diagnostic, un diagnostic qui requiert comme prére- quis l'existence d'une augmentation perceptible d'activité et d'énergie. De plus, l'hypomanie ne peut être un diagnostic isolé et doit toujours être considérée dans le |