cours du 21 thérapeutiques en cas de trouble bipolaire réelle (1). Elle peut se définir par des troubles de l'humeur de sévérité modérée (7) ou inférieure à la dépression mineure (8), qui ne rencontrent pas tous les critères du DSM-IV (9), voire qui les rencontrent mais durant une durée plus courte (10). Il existe par ailleurs plusieurs types de symptômes subsyndromiques: prodromes de l'épisode suivant, comorbidité d'un trouble de l'axe I ou de l'axe II, cyclothymie interépisodique, symptômes résiduels d'un épisode précédent, effet secondaire d'un traitement... (11). Sur le long cours, ce sont les symptômes dépressifs qui carac- térisent le mieux les symptômes subsyndromiques, ces derniers étant en moyenne trois fois plus fréquents que les symptômes de dépression majeure ou de manie (3). Ils sont également asso- ciés à un appauvrissement de la qualité de vie et à une moindre capacité fonctionnelle (12), «ce qui a conduit le DSM-5 à repen- ser la notion de symptômes subsyndromiques (13), constate Allan Young (Imperial College, Londres), la forme dépressive prédomi- nant largement sur la forme maniaque (14)». Inversément, il est frappant de constater que des symptômes maniaques subsyn- dromiques sont présents chez plus de 50% des patients en phase dépressive du trouble bipolaire (15). leur quotidien d'autant que leur présence est associée à une prévalence élevée de comorbidités (troubles panique, anxiété généralisée, autres dromiques altèrent les capacités fonctionnelles professionnelles, sociales ou familiales de manière significative, à une intensité ce- pendant moindre qu'en cas de dépression sévère (10). De plus, les facultés neurocognitives sont atteintes de manière significative par rapport aux patients asymptomatiques (17). Enfin, si la pré- sence de symptômes dépressifs au cours d'une phase maniaque est associée à un taux très élevé d'idéation suicidaire par rapport aux patients avec symptômes maniaques purs (18), le délai avant réapparition d'un nouvel épisode dépressif est également extrê- mement raccourci (19). était auparavant une phase mixte. Celle-ci serait redéfinie soit comme une phase maniaque ou hypomaniaque prédominante selon les critères actuels avec une composante dépressive au cours de l'épisode), soit comme une phase dépressive moins 3 symptômes maniaques quasi tous les jours au cours de l'épisode) (20). bert Meltzer (Nashville, USA): seul antipsychotique tétracyclique, l'asénapine se distingue des autres antipsychotiques atypiques par un profil pharmacologique particulier en agissant sur de mul- fréquence, un très haut taux de dépression et une chronicité importante (1). Cette chronicité se traduit également par une fluctuation symptomatique élevée et un faible taux de rémission durable. De plus, le risque de rechute à long terme reste élevé, notamment en cas de présence concomitante de symptômes du pôle opposé (1-3). Dans ces conditions, disposer d'un produit efficace sur la phase maniaque et sur les symptômes dépressifs (4-6) pouvant y être associés est un atout. Que possède l'asénapine. dépressifs du fait de son action sur les récepteurs à la sérotonine et sur les symptômes maniaques par son action sur les récepteurs dopaminergiques, avec potentiellement peu d'effets délétères sur la cognition. Elle a en outre la particularité de n'agir que très peu sur les récepteurs muscariniques, ce qui en limite les effets secon- daires anticholinergiques (21).» niques qui évaluait à court terme l'efficacité et la sécurité du produit comparées en phase maniaque aiguë au placebo, avec l'olanzapine comme bras de contrôle actif (ARES-3A et ARES-3B) (22, 23). Les patients de ces deux études ont ensuite été suivis à moyen terme, toujours en double aveugle, durant 9 semaines (ARES-9) (24), puis à plus long terme durant 40 semaines sup- plémentaires pour tester la sécurité et la tolérance de la molécule (ARES-40) (25). «Ces études montrent tout d'abord la rapidité d'action de l'asénapine, efficace significativement par rapport au placebo dès le 2 ainsi, au même titre que l'olanzapine, un taux élevé de rémis- sion symptômatique (marquée par un score YMRS 12) proche de 40% (22), et son efficacité sur les symptômes maniaques se maintient jusqu'au terme de la première année (25). Il est remar- quable par ailleurs de constater que le pourcentage de patients sous asénapine montrant une apparition ou une aggravation de symptômes dépressifs après 12 semaines reste très limité (24). présentaient simultanément des symptômes dépressifs en phase maniaque aiguë (26). Ces symptômes ont été réduits de manière significative dès la première semaine, améliorant également le taux de rémission de la composante dépressive. Cette améliora- tion est statistiquement significative par rapport à l'olanzapine au jour 7 (p < 0,05) (26). napine au lithium ou au valproate améliore l'effet anti-maniaque par rapport au thymorégulateur seul (27). L'asénapine s'avère donc un adjuvant efficace en cas de réponse partielle au traite- ment par lithium ou valproate (27). niaque, que le DSM-5 qualifie à présent de symptômes subsyn- dromiques, doit attirer l'attention car elle est génératrice d'une baisse de qualité de vie et d'une moindre efficacité à long terme des antipsychotiques. Dans ce contexte, l'asénapine, de par son profil pharmacologique particulier, pourrait assurer une bonne prise en charge de cette composante dépressive tout en possé- dant une efficacité au moins équivalente à celle des autres anti- psychotiques atypiques sur la phase maniaque. syndromiques tient au fait que: sont associés à une hypomanie et/ou une dépres- sion masquée; peuvent prévenir l'émergence ou la ré-émergence du trouble bipolaire. |