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l
Neurone
·
Vol 18
·
N°5
·
2013
NOUVEAUTES EN NEUROSCIENCES
N1949F
Le but de cet article est de mettre en exergue les axes actuels de la recherche
clinique et pharmacologique dans le cadre de la sclérose en plaques. À la lumière
de données toutes récentes, particulièrement en référence aux posters présentés
à l'ECTRIMS 2012, l'auteur donne un large aperçu de ces types de recherche
concernant les médicaments récemment mis sur le marché en Belgique, les futurs
traitements d'application imminente et les perspectives thérapeutiques. Il aborde
aussi de nouvelles données concernant la grossesse et l'adolescence.
Introduction
La dernière décennie marque un nouveau chapitre dans l'histoire de la sclérose en
plaques (SEP). L'arrivée de nouvelles molécules, plus efficaces et faciles à administrer,
donnent beaucoup d'espoir aux patients et aux médecins. Toutefois, de sérieux effets
secondaires freinent cet enthousiasme. Dès lors, une grande partie de la recherche
dans le domaine se consacre à identifier des moyens pour obtenir un équilibre entre
les bénéfices et les risques d'un traitement chez chaque individu. Ceci devient aussi
plus problématique depuis que plusieurs études signalent
que la suppression de l'inflammation du système nerveux
central, obtenue par les médicaments disponibles
actuellement et prochainement, ne suffit pas pour éviter
l'accumulation du handicap neurologique à long terme.
Le principe du processus de dégénérescence indépendant
de l'inflammation arrive donc en avant-plan.
Natalizumab
La mise à jour des études TOP et STRATA confirme les
données connues pour l'efficacité et le profil de sécurité
du médicament (1, 2). Les anticorps anti-natalizumab qui
influencent l'efficacité de la molécule surviennent dans
les trois premiers mois du traitement (3).
Des résultats préliminaires d'un registre français de
patients qui ont arrêté le natalizumab pour des raisons
diverses suggèrent qu'il n'y a pas d'effet rebond au niveau
de l'activité de la SEP (4). Par ailleurs, le concept
d'administration des corticostéroïdes après l'arrêt du
natalizumab et jusqu'à l'introduction d'un autre
traitement de fond pour éviter la récidive de la maladie
n'est pas soutenu non plus (5).
Andreas P. Lysandropoulos
Unité de Neuro-immunologie, Service de
Neurologie, HU Erasme, ULB, Bruxelles
s
cLérose
en
pLaques
:
nouveautés
et
perspectives
thérapeutiques
Andreas P. Lysandropoulos