entre 20 et 30% dans sa forme simple et entre 2 et 3% dans sa forme permanente ou prolongée (1). «Cette variation importante est liée au fait qu'il s'agit d'une plainte, par- fois difficile à objectiver et qui peut n'être qu'une simple variation de la latence normale avant éjaculation», rappelle Marcel Waldinger (Den Haag). Dans cette mesure, une définition stricte de l'éjaculation prématurée permanente s'impose. Il s'agit donc, selon le document préparatoire au DSM-5, d'une éjaculation qui se produit très tôt lors de chaque rapport, avec quasi toutes les partenaires et dont le début remonte la plupart du temps au premier rapport. Cette éjaculation survient endéans les 30 secondes chez 80% des patients identifiés, 60 secondes chez 90% ou 90-120 secondes chez tous. Cette précocité persiste tout au long de leur existence dans 70% des cas, et s'aggrave souvent avec l'âge (30%). Enfin, les possibilités de retarder l'éjaculation sont faibles ou absentes (2). Cette affection peut se traiter de manière continue avec un SSRI (paroxé- tine 20mg, sertraline 50-100mg, citalopram 20mg) ou à la demande (dapoxétine 30- 60mg, clomipramine 20-40mg ou anesthésiques topiques), ces traitements retardant l'éjaculation précoce mais ne la guérissant pas. Ils peuvent utilement être soutenus par des traitements comportementaux (pincement de la base de la verge, technique de l'arrêt répétitif ou «stop and go»), dont l'efficacité a été démontrée sur le court terme uniquement (3). «Enfin, il reste encore plusieurs questions non résolues, poursuit-il: pourquoi la rechute est-elle rapide à l'arrêt des SSRI alors que le moral est nettement amélioré par le traitement? Pourquoi les patients sous SSRI pour éjaculation prématurée patients sous SSRI pour éjaculation prématurée ne se plaignent |