tance de la connectivité fonctionnelle est déterminée en calculant la corréla- tion temporelle entre l'activité cérébrale dans différentes régions (5) (Figure 1). Les méthodes de connectivité fonction- nelle sont le plus souvent utilisées pour analyser une série temporelle d'images d'IRM, enregistrées au repos. Dans une expérience typique d'IRMf au repos, on enregistre l'activité cérébrale spontanée lorsque le sujet est immobile dans l'ap- pareil d'IRM, tandis qu'il ferme les yeux ou qu'il fixe une croix. La simplicité d'une telle expérience a fortement sti- mulé l'utilisation des méthodes de connectivité fonctionnelle pour étudier les RSN, qui reflètent l'architecture fonc- tionnelle intrinsèque du cerveau (4, 6). ner les RSN englobe l'extraction de la série temporelle dans un territoire céré- bral donné au choix, et ensuite l'indica- tion des corrélations temporelles entre les séries temporelles de ce territoire et celles de tous les autres voxels dans le cerveau (méthode seed-based) (7). La cartographie cérébrale qui en résulte re- présente un réseau de territoires céré- celle de la région seed. Entre-temps, plu- sieurs RSN ont été décrits dans la littéra- ture, parmi lesquels les réseaux sensori- moteur, visuel, auditif, le réseau du mode par défaut (default mode), le ré- seau dorsal et ventral de l'attention (8). Ces RSN correspondent à l'architecture fonctionnelle des réseaux qui sont le plus souvent modulés durant les tâches actives (6) (Figure 2). La méthode seed- based est utile pour conduire des études basées sur des hypothèses, par exemple pour étudier si la connectivité fonction- nelle entre deux territoires cérébraux spécifiques est atteinte après une lésion cérébrale. dantes (independent component analy- sis, ICA) est une autre technique permet- tant d'analyser les données d'IRMf au repos (3). L'ICA analyse la série complète de signaux d'IRMf pour en extraire un ensemble de composantes dotées d'une indépendance maximale dans le do- maine spatial. Ces composantes sont caractérisées par une série temporelle et une carte cérébrale spatiale dont l'inten- sité dans chaque voxel reflète la contri- données d'IRMf. Certaines composantes reflètent le bruit de fond, tandis que d'autres indiquent les systèmes neuro- anatomiques qui sont associés aux RSN. Ces RSN présentent un important che- vauchement avec les réseaux qu'on ob- tient grâce à la méthode seed-based, en dépit du fait que les deux méthodes uti- lisent des mesures différentes (9). Étant donné que l'ICA est une technique déter- minée par les données (data-driven), elle constitue la technique par excellence pour effectuer des analyses explora- trices, par exemple pour étudier si la topographie de réseaux cérébraux complets est modifiée après une lésion cérébrale. à la connectivité fonctionnelle rectement si les corrélations spontanées de l'activité cérébrale entre différents ter- ritoires reflètent de facto la relation ana- tomique entre ces territoires cérébraux. De manière générale, les conclusions des études ayant combiné la connectivi- té fonctionnelle au repos et la connecti- connectivité fonctionnelle sur la base de données d'IRMf au repos. Les fluctuations spontanées du signal BOLD (blood oxygen level-dependent) sont mesurées dans dif- férents territoires cérébraux. La relation entre les séries temporelles est évaluée en calculant une corrélation temporelle, laquelle peut être significative (ligne continue) ou non significative (ligne pointillée). Dans cet exemple, la série temporelle d'IRMf est extraite de la jonction temporo-pariétale (JTP), de la circonvolution frontale inférieure (CFI) et du cortex moteur primaire (M1) d'un sujet. Les fluctuations spontanées de la JTP droite et de la CFI droite sont significativement corrélées (connectivité fonctionnelle), tandis que M1 ne présente pas de corrélations significatives avec les autres régions. |