d'expertise des soins de santé (KCE) a récemment réévalué les diverses prises en charge non pharmacologiques des patients présentant un syndrome démen- tiel disponibles dans la littérature scienti- fique. Il apparaît ainsi que quatre d'entre elles ont suffisamment démontré d'évi- dence pour justifier leur prescription. Il s'agit de la stimulation cognitive, de l'entretien des activités physiques, de la formation des équipes soignantes en in- stitution et bien évidemment de la psy- choéducation des proches qui sou- tiennent et prennent pratiquement le patient en charge. La psychoéducation y apparaît d'ailleurs comme la prise en charge la plus indiscutablement «EBM efficace» (1). d'accompagnants plusieurs programmes (selon différents modèles) de psychoéducation d'accom- pagnants de patients présentant un syn- drome démentiel ont effectivement été élaborés et étudiés (2), puis publiés dans plusieurs revues internationales de re- nom (3). Leurs résultats ont confirmé: un retard d'institutionnalisation de plus de 500 jours (4); une meilleure qualité de vie et une diminution du fardeau de l'ai- dant avec moins de stress, de détresse, de dépression (5), mais davantage de sa- tisfaction et de bien-être (6); une fré- troubles du comportement (7), de l'an- xiété et de la dépression; et bien évidem- ment de meilleures réactions des aidants face aux troubles présentés par le ma- lade (8). cologique validés par le KCE sont prati- cables dans notre pays. Pourtant, leurs accès n'est clairement pas facile, tant pour des raisons géographiques que financières. Ainsi, malgré le soutien de plusieurs activités telles que la reconnaissance par l'INAMI d'un très petit nombre de cliniques de la mémoire (12 cliniques réparties régionalement), leur propo- sant un financement pour pouvoir es- sentiellement pratiquer de la «stimu- lation cognitive» individuelle sur un très petit nombre de patients pendant une courte durée, les besoins restent bien supérieurs aux moyens dispo- nibles. Ainsi, de telles stimulations cognitives, quoiqu'efficaces et très utiles dans certains cas sélectionnés, sont très lourdes à mettre en place et à poursuivre tant pour les équipes soi- gnantes que pour les malades et leurs proches. en pratique à la demande de l'ensemble de la population affectée par les syn- dromes démentiels. n'est pas considérée comme une patho- logie lourde pour ce qui est de la prise l'avis favorable du KCE. «référent démence» en MRS (maisons de repos et de soins) et MRPA (maisons de mettent, après avoir été suivies par l'un des membres de l'équipe, l'allocation de subside sous la forme d'un demi-équiva- lent temps plein pour 25 patients dia- gnostiqués déments au sein de l'institu- tion. Mais, à l'échelle du pays, il est évident que seule la psychoéducation des fa- milles répond un peu aux nécessités so- ciétales futures (la stimulation cognitive ne peut s'adresser qu'à une petite élite et nécessite pour chaque patient pris en charge plusieurs intervenants, ce qui en rend la faisabilité à grande échelle non réaliste). maladie d'Alzheimer»: programme de psychoéducation développé à l'hôpital Erasme (Bruxelles) via notre programme de psychoéduca- tion «Pour mieux vivre avec la maladie d'Alzheimer» cible les accompagnants principaux (conjoints, enfants, proches) de patients non institutionnalisés pré- sentant un syndrome démentiel, quelle que soit son origine, et intègre les as- pects comportementaux et cognitifs de la maladie (9). Les séances sont ou- |