Satellite Symposium by Lundbeck at the 21 sociale et économique Reconnaître les deux pôles de ce trouble de l'humeur n'est pas toujours aisé. Un thème préoccupant qu'a abordé le symposium satellite soutenu par les laboratoires Lundbeck en évoquant la place de l'escitalopram (Sipralexa augmente avec la sévérité de la dépression (1) et que le risque de rechute diminue avec la durée du traitement commel'amontréuneétudeaveclafluoxetine(2).Dans cecadre,ThomasSchlaepfer(Bonn,Allemagne)rappellait que la dépression a un coût sociétal important et que ce coût est majoritairement lié aux conséquences de la dépression(arrêtdetravail...)etnonauxtraitements(3). Il est dès lors capital d'atteindre la rémission. viserleclinicien»,remarque-t-il.Ainsil'escitaloprammontre surlescoreMADRSuneefficacitésignificativementsupérieure à la duloxétine jusqu'à la semaine 16 de traitement. Quant à l'amélioration fonctionnelle mesurée par l'échelle SDS (Sheehan Disability Scale), l'escitalopram fait mieux que la duloxétineauxsemaines8et24detraitement(4). Cetaspectestrarementétudiédanslesessaiscliniques, danslamesureoùlesautoritésdesantéréclamentune mesure des items spécifiques à la dépression (HAM-D 17, MADRS 10) sans accorder d'intérêt majeur aux sensationsdespatients. souffrancedespatients».Cequ'ilexpliquenotammentpar le fait que les praticiens évaluent préférentiellement les symptômesdépressifs,alorsquelespatientsconsidèrent égalementlessymptômesanxieuxetladouleurdansleurs paramètresd'évaluation(5).Ce`désaccord'estàprendre en compte avec d'autant plus d'attention que plus il est important, plus la réponse au traitement tardera (6). Le patient attend donc autre chose et plus que la simple disparition des symptômes dépressifs: la possibilité de travaillerefficacement,departiciperauxactivitésludiques etfamiliales,leretourd'unecertaineconfianceenlui...(7). de l'anxiété, remarque Alan Wade (Glasgow), car les symptômes peuvent se recouper (fatigue, irritabilité, présence de troubles anxieux facilite aussi le diagnostic de dépression dans un essai qui montre que 60,5% des généralistes reconnaissent une dépression (8). Cette situationestd'autantpluspréoccupantequel'association dépression majeure + trouble de l'anxiété généralisée conduitàunplusgrandrisqued'isolementsocial(9),de chronicisation(10)etd'éloignementdutravail(47,6%ont unéloignementminimalde6joursencasdecomorbidité contre20,8%siladépressionestisolée)(11). Dans cet ordre d'idée, la rapidité d'amélioration des symptômes anxieux au traitement antidépresseur est un indicateur majeur d'une évolution favorable chez les patients avec dépression majeure accompagnée de symptômes anxieux (12). L'escitalopram a montré cette rapidité d'action, en étant efficace dès la semaine 1 sur l'itemtensioninterneduMADRS(13),ycomprischezles patients avec anxiété élevée au départ (14), ce qui est d'autant plus intéressant à constater que l'on sait que l'ajoutd'unebenzodiazépineautraitementantidépresseur fait courir un risque non négligeable de dépendance sans garantir à 4 semaines de résultats supérieurs au traitement antidépresseur seul (15). anxieuxencasdedépressionmajeure»,conclutAlanWade (Glasgow). |