ligament scapulaire transverse dans l'in- cisure scapulaire. Le bloc permet d'in- sensibiliser l'articulation de l'épaule sans bloc moteur complet du bras. Les blocs échoguidés des différents nerfs de l'avant-bras peuvent être utilisés pour le traitement de petites lésions de la main (26). Les blocs du nerf radial, du nerf cubital et du nerf médian peuvent être envisagés pour la réduction de frac- tures, l'exploration, la suture de bles- sures de la main ou le drainage d'abcès. L'échographie permet de visualiser les nerfs directement, tout en réduisant les risques d'injection vasculaire et en aug- mentant les chances de réussite du bloc. Le bloc radial supracondylien échogui- dé, en proximal de la division du nerf en branches profondes et superficielles au- dessus du coude, peut être utilisé pour le traitement des fractures radiales distales (27), sans sédation profonde pour la réduction, ni pose d'un plâtre. traumatismes thoraciques tures costales multiples s'accompagne de douleurs sévères. Une bonne analgé- sie est importante pour le confort du pa- tient, mais elle permet aussi de réduire l'incidence des complications respira- toires. Lorsque plus de 3 à 4 côtes sont fracturées, l'analgésie régionale est plus efficace que l'analgésie systémique. En cas de fractures costales multiples, on observe souvent des lésions pulmo- naires. La douleur due aux fractures em- pêche le patient de respirer efficacement et la respiration devient plus superfi- cielle. Il en résulte une atélectasie, ce qui peut provoquer une pneumonie se- condaire avec condensation pulmonaire. L'insuffisance respiratoire, qui peut né- cessiter une intubation et une ventilation artificielle, est associée à des taux de morbidité et de mortalité significatifs. L'analgésie systémique n'est pas seule- ment moins efficace que l'analgésie cés dépriment la respiration, ce qui en- traîne une augmentation des complica- tions pulmonaires. Par ailleurs, en cas de lésions associées à la tête, les opiacés compliquent l'évaluation de l'état de conscience. Parmi les inconvénients de l'analgésie régionale, on peut citer les difficultés techniques qui peuvent être liées à l'in- stallation du bloc, qui exige une certaine coopération de la part du patient. Les cathéters peuvent également être une source d'infection et éventuellement se déplacer. Les contre-indications de l'anal- gésie régionale sont l'infection au point de ponction, les infections systémiques et les troubles de la coagulation (28). l'analgésie épidurale thoracique est su- périeure à l'analgésie systémique pour le contrôle de la douleur et la fonction res- piratoire en cas de fractures costales multiples. Le niveau de la ponction épi- durale doit correspondre au niveau des côtes fracturées. Le risque de LAST et de pneumothorax accidentel est faible (28). thoracique en cas de fractures costales multiples sont connus (29) et ont encore été confirmés récemment (30). Une méta- analyse comparative sur les effets de l'analgésie épidurale et d'autres tech- niques d'analgésie n'a cependant pu constater aucune différence statistique- ment significative sur le plan de la mor- talité, du séjour aux soins intensifs ou de la durée d'hospitalisation. L'analgésie épidurale thoracique pratiquée à l'aide d'anesthésiques locaux a toutefois été associée à une réduction significative de la durée de la ventilation artificielle par rapport à l'analgésie par opiacés (31). rale thoracique se situent au niveau de la difficulté d'installation, du risque de moelle épinière, de l'apparition d'un bloc moteur et de l'hypotension. En cas d'utilisation d'opiacés épiduraux, il existe un risque de démangeaisons et de rétention urinaire. Les contre-indications en cas de trauma- tisme sont l'hypotension et l'hypovolé- mie, la baisse de l'état de conscience (rendant impossible la coopération du patient), les lésions de la tête et de la moelle épinière, les infections systé- miques et les troubles de la coagulation. un effet comparable à celui de l'analgé- sie épidurale thoracique, mais de ma- nière unilatérale (32). Il est plus facile à installer d'un point de vue technique et provoque moins de variations hémody- namiques. Il peut donc être utilisé en cas d'instabilité hémodynamique relative. Les opiacés ne sont pas nécessaires, ce qui permet d'éviter les démangeaisons et la rétention urinaire. Le bloc paravertébral thoracique im- plique un faible risque de pneumothorax et d'administration épidurale acciden- telle de l'anesthésique local. En présence de plus d'un cathéter, par exemple en cas de bloc paravertébral bilatéral, la dose totale d'anesthésique local doit être contrôlée rigoureusement pour éviter le risque de toxicité systémique (28). Le recours à l'échographie peut faciliter l'installation et améliorer la sécurité (33). gésie adéquate pour une fracture de côte, mais en cas de fractures multiples, plusieurs ponctions sont nécessaires pour couvrir la zone traumatique. Les injections simples d'anesthésique local procurent une analgésie de 4 à 8 heures, suivant la durée d'action du produit choisi. Pour les durées plus longues, il faut placer des cathéters ou répéter les injections. Chaque ponction implique |