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l
Neurone
·
Vol 18
·
N°5
·
2013
N1936F
POINT DE VUE
q
ueL
est
L
'
avenir
de
La
psychoéducation
pour
Les
accompagnants
de
patients
déments
?
Avec le vieillissement de nos populations, la perte d'autonomie qui lui est liée
pose de plus en plus souvent la question des aides à apporter et de la meilleure
façon de les apporter. Les syndromes démentiels, par exemple, sont responsables
de modifications des capacités cognitives et comportementales telles que les
proches se sentent totalement impuissants et souvent abandonnés.
Actuellement, en Belgique, on estime que le nombre de patients déments se situe
entre 180.000 et 400.000 en fonction des critères utilisés et de la prise en compte
ou non des cas non diagnostiqués. Ce nombre devrait encore augmenter dans les
années à venir.
Introduction
Face aux difficultés rencontrées, en plus des
traitements médicamenteux, un accompa-
gnement thérapeutique s'impose donc. Ce-
pendant, la rentabilité purement économique
de telles prises en charge, en dehors de leur
efficacité, est d'autant plus maigre que plu-
sieurs experts sont nécessaires à la gestion,
ne fût-ce qu'occupationnelle, de chaque
malade.
Par ailleurs, les accompagnants familiaux de
patients déments finissent par acquérir par la
force des choses une expérience basée sur
leur vécu et le «bon sens». Ceux-ci font «de leur mieux», mais sont dans la plupart
des cas livrés à eux-mêmes, la prise en charge de ces accompagnants n'étant généra-
lement pas assistée par le corps médical.
Face à ce «manque», seules des associations ou ligues ont une activité de relais. Elles
ne sont cependant pas formées à l'approche diagnostique ou même cognitiviste des
problèmes.
Jean-Christophe Bier
Clinique des Troubles intellectuels
et de Mémoire; Service de Neurologie,
HU Erasme, ULB, Bruxelles
La psychoéducation apparaît comme la prise en charge la plus
indiscutablement «EBM efficace».
Jean-Christophe Bier.