vis à la Clinique de la Mémoire de l'hôpital Erasme qu'à celles adressées par l'extérieur. Plus pratiquement, des groupes de 8 à 12 personnes se ras- semblent pour douze séances de 2h réparties sur 6 mois. Celles-ci sont ani- mées par une neuropsychologue en présence d'un observateur externe (psychologue ou ergothérapeute ayant une expérience dans le domaine des démences), afin de pouvoir ensuite re- discuter du contenu et du déroulement des séances et les améliorer. Une parti- cipation financière symbolique est de- mandée aux participants afin d'assurer au maximum la cohésion du groupe. Le but est de soutenir les familles et les aidants en leur apprenant comment gérer au mieux la maladie au quotidien ainsi que leurs interactions avec le ma- lade. Tout cela dans l'optique de favo- riser une meilleure qualité de vie des aidants et donc du malade (10). pédagogique qu'apportent de telles initiatives, cela permet surtout de ré- pondre aux demandes des médecins, des patients et de leurs proches... C'est aussi l'une des seules voies permettant de reconnaître et de soutenir les proches des patients qui en ont grand besoin! Ces programmes de psychoéducation, lorsqu'ils sont réfléchis et bien structu- rés, ont donc une indication médicale démontrée, une adéquation humaine évidente et sont aujourd'hui le seul moyen possible pour offrir au plus adaptée à chacun. Lorsqu'ils sont prati- qués en groupe, ils créent de nouveaux réseaux sociaux, tout en permettant de traiter le plus grand nombre en utilisant toute la bienveillance aimante dont les proches de patients peuvent faire preuve. de tels programmes de psychoéducation, tout en s'adressant à des tiers (et non di- rectement aux patients), constituent, j'en suis convaincu, la seule voie sociétale praticable permettant effectivement de répondre à une demande dont chacun sait qu'elle ne peut que croître. rieurs privés, par diverses bourses (de l'ASBL Alzheimer Belgique, de la Fonda- tion Roi Baudouin et de la loterie natio- nale) et par l'Hôpital Erasme, sans un financement spécifique via une conven- cace, répondant aux besoins et attentes et permettant de retarder les institution- nalisations, devra prendre fin. mieux ne serait-il pas de les attribuer préférentiellement aux traitements ayant démontré la plus grande efficacité (en termes médicaux, humains, écono- miques et sociétaux) et permettant en outre de s'adresser au plus grand nombre? 1. Démence: quatre alternatives efficaces aux traitements médicamenteux. Rapport du 07/07/2011. of Alzheimer's disease patients: Clinical guidelines and family advice. Neuropsychiatric Dis Treat 2010;6:243- 53. Age Task Force of the World Federation of Biological Psychiatry. Systematic review of psychological approaches to the management of neuropsychiatric symptoms of dementia. Am J Psychiatry 2005;162:1996- 2021. caregiver well-being delays nursing home placement of patients Caregiver Program: Developing and Testing a Transportable Dementia Family Caregiver Training Program. The Gerontologist 2003;43:908-15. community-based approach for teaching family caregivers to use behavioral strategies to reduce affective disturbances in persons with dementia. Alzheimer's Care Quarterly 2005;6:146-53. cognitive-behavioural family intervention in reducing the burden of care in carers of patients with Alzheimer's disease. Br J Psychiatry 2000;176:557-62. Psychoeducative Group Program for Caregivers of Demented Persons Living at Home: A Randomized Controlled Trial. J Gerontol 2003;58(1):S58-67. psychoéducation des accompagnants de patients déments comme nouvelle approche thérapeutique à l'efficacité démontrée. Revue Médicale de Bruxelles 2010;31:35-43. al. Evaluation de notre programme de psychoéducation par les accompagnants de patients déments. Revue Médicale de Bruxelles 2010;31:315-9. permettant de retarder les |