érectile, alors que cette plainte est fré- quente chez les patients sous SSRI pour dépression?» Mais un autre phénomène mérite que l'on s'y attarde: décrite par Bernhard Schapiro en 1943 déjà, l'érection pré- coce, à la moindre stimulation sexuelle et plus rapidement que souhaité (2), est très fréquente chez les hommes avec éja- culation prématurée permanente (50 à 60% des cas), et non lorsqu'elle est ac- quise (4), probablement parce qu'en cas d'érection précoce, il y a augmentation de production d'ocytocine, une hor- mone qui facilite l'éjaculation et l'érec- tion chez l'animal (5). «Ce constat ouvre la porte à de nouvelles perspectives thérapeutiques», conclut Waldinger. qu'il ne faudrait pas oublier n'a pas encore été étudié. «Cependant, explique Richard Balon (Detroit), le jour où cela se fera, il ne faudra pas oublier de comprendre dans ce calcul le poids des comorbidités (anxiété, autres troubles sexuels...) car ces patients, outre la perte de satisfaction sexuelle, perdent aussi confiance en eux, avec le risque de difficultés interpersonnelles chez eux et chez leurs partenaires que cela engendre» (Figure 1) (7). Un autre point important à considérer dans ce calcul est que la prévalence reste constante à travers les âges, alors qu'elle augmente dans d'autres pathologies sexuelles comme la dysfonction érectile. Cet aspect est compensé par le fait que ces patients sont généralement en meil- leure santé que les patients souffrant de dysfonction érectile. Enfin, il faudra éva- luer les bénéfices secondaires liés au traitement (moins de coûts liés à un état dépressif par exemple en cas de traite- ment par SSRI...) mangue, huîtres...) recensés dans la littérature. |