mençant le samedi après-midi par 8 ate- liers consacrés entre autres au manage- ment des troubles de l'alimentation, au management du stress pour prévenir le burn-out et à la façon de rédiger une demande de subsides pour des projets de recherche. Les 3 jours suivants sont consacrés à des sessions académiques, des communications libres et des posters ouvrant tout le champ de la psychiatrie, mais n'oubliant pas les aspects pratiques pour les jeunes comme la rédaction d'ar- ticles cliniques et scientifiques. Le Congrès comprend également des réunions de section s'intéressant à des aspects précis de la psychiatrie comme la médecine sexuelle, la psychiatrie des étrangers, la psychiatrie culturelle, les psychothérapies, les relations entre phi- losophie et psychiatrie, les aspects épi- démiologiques, la psychogériatrie, les comportements addictifs... des psychiatres? téressés à l'atelier concernant le mana- gement du stress dans le but de prévenir le burn-out tenu par Wulf Rössler (Photo) (professeur de psychiatrie clinique et so- ciale à l'Université de Zurich). Celui-ci réunissait une vingtaine de participants qui, après un exposé théorique, ont pu à loisir rentrer dans une discussion inter- active d'autant plus riche qu'il y avait des psychiatres européens mais aussi burn-out selon les trois dimensions psy- chologiques classiques: l'épuisement émotionnel, la dépersonnalisation et la réduction de l'accomplissement person- nel. Par ailleurs, il insiste sur la notion de burn-out dans un contexte social, où in- terviennent trois niveaux interagissant mutuellement: l'interpersonnel, l'organi- sationnel et le sociétal. Il définit le burn- out comme le résultat de stratégies non productives pour contrôler les stresseurs professionnels, ce qui aboutit à une perte des ressources de la personne. Comment faut-il dès lors prévenir le burn-out? Il existe actuellement une aug- mentation de contraintes, particulière- ment dans les professions de la santé et surtout de la santé psychique. Il existe un aspect quantitatif de demandes en raison de l'augmentation de la lourdeur de la prise en charge (plus de patients et plus de patients lourds à gérer) avec des res- sources plus faibles en raison de la ré- duction des moyens dans le contexte de la crise. Comme Chabot, dans son livre «Global Burn-out» (P.U.F. Paris 2013), Rössler insiste sur les aspects organisa- tionnels comportant les contraintes de plus en plus importantes du travail et les problèmes d'horaire avec nécessité de travailler plus vite, le temps imparti pour réduit. Il existe également des aspects qualitatifs, en raison des interactions interpersonnelles, le psychiatre étant confronté à la souffrance humaine, avec un feedback positif plutôt rare et faible, et par ailleurs, des patients pas toujours compliants au traitement prescrit. Il faut également tenir compte des interactions entre l'organisation des soins, c'est-à- dire la Direction, et le médecin, particu- lièrement le psychiatre: cette Direction n'est pas toujours liée clairement à une seule personne, ce qui rend difficile de rentrer en communication avec les ma- nagers. Il est dès lors évidemment plus facile et sans doute plus important dans un premier temps d'agir surtout sur le praticien et de lui donner les conseils utiles, visant surtout à bien s'organiser et à respecter des limites dans le travail au profit d'autres activités valorisantes, pour éviter l'évolution vers un burn-out. différences selon les pays et les cultures. En effet, les participants venant de pays comme l'Egypte, l'Iran, le Brésil ou le Salvador ont signalé que le burn-out ve- nait non seulement de la lourdeur du tra- vail du psychiatre, de ses difficultés avec sa direction, mais aussi, dans ces pays du moins, du stress de la vie de tous les jours qui fait que l'on rencontre particu- lièrement de l'insécurité, voire de la vio- lence dans les cités. |