tion intravasculaire, et le risque de toxi- cité de l'anesthésique local est plus im- portant qu'avec les autres techniques décrites (28). Le guidage échographique peut aider à localiser la plèvre et réduire le risque de ponction pleurale (34). tion pleurale peuvent être utilisés pour les fractures de côte, mais l'analgésie est moins efficace qu'avec les autres tech- niques régionales. En présence d'un drain pleural, les produits injectés sont drainés et en cas d'hémothorax, ils sont dilués, avec pour conséquence une di- minution de l'efficacité. En raison de leur absorption rapide, les concentra- tions plasmatiques sont plus élevées et le risque de LAST est important. Le bloc intrapleural n'est donc pas le premier choix (28). chez les patients traumatisés exige une formation et une expérience suffisantes car les techniques employées sont plus invasives que celles de l'anal- gésie systémique. Chaque type de bloc est associé à des risques spécifiques. Les risques d'infection, de lésion nerveuse, de pneumothorax et de toxicité de l'anesthésique local (par injection intra- vasculaire ou par absorption de volumes importants ou de fortes concentrations) doivent être compris et anticipés. En cas de traumatisme des membres, plus spécifiquement, il faut tenir compte de la possibilité que le bloc régional masque les symptômes d'un syndrome des loges. Dans le syndrome des loges, le gonflement et l'augmentation de la pression tissulaire dans les loges muscu- laires provoquent une ischémie et une nécrose musculaire. L'intensification de la douleur est souvent le premier symp- tôme d'un syndrome naissant. De ce fait, opter pour une analgésie régionale en cas de traumatisme d'un membre. L'anal- gésie régionale est pourtant possible à condition d'assurer un suivi attentif du patient, éventuellement avec mesure de la pression des loges pour permettre une détection rapide du syndrome. L'appari- tion d'accès douloureux paroxystiques chez des patients pour lesquels un bloc régional fonctionnait bien jusque-là doit être considérée comme un signal d'alarme nécessitant des examens com- plémentaires pour exclure un syndrome des loges (35). rares lorsque le bloc est effectué par un praticien expérimenté. Le risque de cette complication peut encore être réduit grâce à l'échographie. plupart des services d'urgences, tous les médecins urgentistes ne sont pas familia- risés avec son utilisation dans le cadre des techniques d'analgésie régionale. Les anesthésistes qui travaillent au bloc opératoire ont souvent plus d'expérience en la matière. Une solution possible est de constituer une équipe mobile basée au service d'anesthésie, mais amenée à se déplacer aux urgences pour l'installa- tion de blocs échoguidés (36). La réalisation d'un bloc régional dans des conditions sous-optimales, par exemple lors des soins préhospitaliers, augmente le risque d'infection. Il faut tion et les avantages de la technique, parmi lesquels la diminution des opia- cés. Le risque de toxicité systémique des anesthésiques locaux augmente avec le volume ou la concentration du produit. Le guidage échographique permet de li- miter le volume et donc d'augmenter le pourcentage de réussite du bloc tout en réduisant le risque de toxicité systé- mique. Le recours à l'analgésie régionale exige la présence du matériel nécessaire pour le traitement d'un surdosage acci- dentel d'anesthésique local, par exemple un kit LAST comprenant notamment une émulsion lipidique (11,37). n'ont pas l'exclusivité de l'analgésie et de l'anesthésie régionales. Les tech- traiter la douleur traumatique chez certains patients dans les services d'urgences. En particulier, une améliora- tion des résultats a été décrite en cas de traumatisme thoracique accompagné de fractures costales multiples. La pratique de l'analgésie régionale exige une formation adéquate des méde- cins urgentistes, couvrant les techniques des différents blocs nerveux, l'utilisation du guidage échographique, mais aussi la prévention et le traitement de la toxicité systémique des anesthésiques locaux. Dans les hôpitaux qui disposent d'une expertise limitée dans le domaine des techniques d'anesthésie régionale, il peut être judicieux de constituer une équipe mobile d'anesthésistes spécia- lement formés, essentiellement active au bloc opératoire, mais également disponible pour des interventions aux urgences. |