sentent pas ces inconvénients. Les tech- niques possibles sont le bloc fémoral et le bloc ilio-fascial, qui peuvent tous les deux être pratiqués chez les patients ali- tés et qui n'ont aucune influence sur le membre lésé, ce qui réduit les variations hémodynamiques. dans le traitement de la douleur postopé- ratoire après réparation d'une fracture de hanche. Le bloc «3 en 1» permet d'in- sensibiliser à la fois le nerf fémoral, le nerf obturateur et le nerf cutané latéral avec une injection unique d'anesthé- sique local (10). Il peut être réalisé grâce à des repères anatomiques externes. En se basant uniquement sur des repères externes, il existe toutefois un risque d'injection de l'anesthésique local dans la veine ou l'artère fémorale, avec pour conséquence une toxicité systémique (LAST: Local Anesthetic Systemic Toxici- ty) (11). L'utilisation d'un neurostimula- teur pour localiser le nerf réduit le risque d'injection intravasculaire, mais les contractions musculaires qu'il provoque peuvent être douloureuses. Le guidage échographique permet de diminuer la douleur pendant l'installation du bloc (12), qui peut ainsi être utilisé chez les enfants (13). En cas de traumatisme à haute énergie, il faut s'assurer que le bloc fémoral ne masque pas les symptômes d'un syn- drome des loges de la cuisse (14). au bloc fémoral en cas de fracture du col du fémur. Il est tout aussi efficace et il est urgentistes, même sans connaissances de base en anesthésie (15). Il s'agit d'identifier l'espace ilio-fascial au moyen d'une technique de double ressaut («double clic»), dans la mesure où l'ai- guille doit franchir deux fascias et où chaque ressaut signale le franchissement chercher le nerf, car l'anesthésique local injecté se diffuse dans l'espace ilio-fas- cial et insensibilise toutes les branches du nerf fémoral qui y passent (15). La diffusion vers le haut est favorisée par l'application d'une pression manuelle en distal du point d'injection. Le guidage échographique peut être utile lorsque la technique du double ressaut est difficilement réalisable, par exemple chez les enfants (16). Il améliore égale- ment la réussite et l'efficacité du bloc (17). Sous contrôle échographique, un cathéter peut être laissé en place dans l'espace ilio-fascial pour prolonger l'anesthésie (18). membre inférieur nou, par exemple en cas de fracture ou de blessure du pied, un bloc sciatique poplité peut être réalisé (19). Normale- ment, le patient doit être positionné en décubitus ventral, mais on a également décrit des techniques permettant l'instal- lation en décubitus dorsal sous échogui- dage (20). membre supérieur les blocs régionaux du plexus brachial du membre supérieur après un trauma- tisme. L'approche dépend du niveau de la lésion et de l'accessibilité de l'inner- vation. native à la sédation profonde pour la ré- duction d'une épaule disloquée (21). Pour une sédation profonde, le patient doit être à jeun (6 heures pour les ali- ments, 4 heures pour les boissons claires) pour éviter une aspiration du contenu gastrique. Il doit aussi être étroitement surveillé pendant et après la procédure en raison du risque de complications respiratoires. Le bloc interscalénique permet de raccourcir le séjour aux ur- gences et nécessite des soins infirmiers moins intensifs (22). L'installation peut également être effec- tuée sous échoguidage en l'absence de neurostimulateur (23). membre supérieur techniques peuvent être employées dans les services d'urgences. pour le traitement de fractures et de luxations, ainsi que pour le drainage des abcès du membre supérieur (24). Echo- guidé, il peut offrir une alternative au bloc interscalénique et être installé sans neurostimulateur. Par rapport à l'ap- proche interscalénique, il est associé à une incidence plus faible de paralysie du nerf phrénique et du nerf récurrent, ce qui est un avantage chez certains pa- tients. Le recours à l'échographie réduit également le risque de ponction pleurale ou vasculaire. Le bloc suprascapulaire est une autre al- ternative au bloc interscalénique pour la réduction d'une épaule disloquée ou la mobilisation d'une capsulite adhésive de l'épaule (25). L'échographie permet de |