ans (Figure 1) (2), avec également une forte proportion de rechutes et un fonc- tionnement social loin d'être idéal. Mais cette modification est difficile, raison pour laquelle l'APA a décidé de se foca- liser sur l'axe III. troubles de la personnalité est ainsi pro- posée: la définition générale de ces trou- bles est modifiée, les troubles spécifiques sont regroupés sous 7 types plutôt que les 10 troubles précédents: compulsive; spécifique. histrionique, schizoïde et dépendante sont par ailleurs abandonnés. Le diagnostic d'un de ces types exigera également une déficience importante dans les deux domaines de fonc- tionnement de la personnalité: le soi (comment la personne se perçoit et iden- tifie et poursuit des objectifs de vie) et l'interpersonnel (la compréhension des perspectives des autres et la formation de relations proches). Des traits de personnalité pathologiques devront aussi être présents dans au moins un des cinq grands domaines: mieux refléter qu'un trouble de la per- sonnalité est une question de degré (plutôt que tout ou rien) et que le com- portement peut changer à travers le tendent à demeurer stables. Enfin, si la structure des critères des trou- bles spécifiques est considérablement modifiée, 5 niveaux de sévérité de fonc- tionnement ont également été associés à chacun de ces domaines. les critères traumatisme n'est plus décrit unique- ment comme un évènement de nature exceptionnelle grave ou catastrophique, susceptible d'entraîner une profonde dé- tresse chez quiconque le subit, mais il inclut la notion de chronicité, ou plutôt l'aspect cumulatif de certaines situa- tions: privation (de liberté notamment), proximité d'attaques régulières à la bombe... Les symptômes ne se résument plus uniquement aux flash-back de l'épisode avec anhédonie, mais à la sensation de revivre l'événement, y compris dans les sensations physiques qu'il a procurées, notamment dans les cauchemars, ainsi qu'une impression d'hyperéveil à ces sensations ou d'hypervigilance de per- ception. compte de la durée et de la sévérité des symptômes dans le DSM, cette notion de durée et d'intensité se double du retrait du paral- lélisme entre sexes et du fait que la présence d'un stress ou d'une difficulté dans le couple ne fait plus automatique- ment de ces troubles des dysfonctions sexuelles. Ceci signifie que pour évo- quer une dysfonction, il faut qu'elle soit présente au moins dans 75% des occa- sions avec activité sexuelle possible du- rant 6 mois au moins. Le HSDD (Hypoactice Sexual Desire Disorder), qui se manifesterait à un mo- ment ou l'autre de la vie chez 29,6% des femmes, ne serait fréquent que dans 7% des cas (3), tandis que chez l'homme, si 13% s'en plaignent, 1,3% le rapportent comme situation fréquente (4). Quoi qu'il en soit, si l'on reprend la définition du DSM-5, on retrouverait chez les per- sonnes qui consultent pour un trouble sexuel une perte d'intérêt pour la sexu- alité de plus de 6 mois chez 10,2% des femmes avec problèmes d'orgasme chez 3,7% (5), la même étude ayant montré chez l'homme la présence d'une éjacu- lation précoce dans 2,9% des cas. Une étude multinationale largement prise en compte par le DSM-5 montre que 2,5% des hommes éjaculent endéans la 1,5 minute après l'intromission, 0,5% le fai- sant après 54 secondes... (6), ce qui a conduit à considérer le critère de la mi- nute comme seuil avant une éjaculation non souhaitée. Enfin, dernier point à souligner, les trou- bles du désir sexuel sont rarement isolés et comportent une comorbidité impor- tante, cause ou conséquence... (7). |