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Un problème majeur de santé
publique
En Belgique, un patient décède chaque jour d'un mélanome métastatique.
Comme le précise le Professeur Jean-François Baurain (Cliniques
Universitaires Saint-Luc, Bruxelles), le mélanome représente le premier
cancer chez la femme entre 20 et 30 ans et chez l'homme entre 30 et 40 ans.
Comme le montrent les études BRIM-2, étude de phase II, et BRIM-3,
étude de phase III, l'arrivée du Zelboraf a radicalement modifié le paysage
thérapeutique du mélanome malin métastatique (3, 7, 8).
Zelboraf dans les études...
BRIM-2 a évalué le Zelboraf chez 132 patients ayant un mélanome
métastatique de stade IV, BRAF V600E, chez lesquels un ou plusieurs
traitement(s) avai(en)t échoué. Cette étude a montré le bénéfice du
Zelboraf chez ces patients: un taux de réponse de 53%, une survie
médiane sans progression de 6,8 mois et une survie globale médiane de
15,9 mois.
L'étude BRIM-3 a comparé le Zelboraf avec la dacarbazine chez 675
malades naïfs ayant un mélanome de stade IIIc/IV, BRAF V600 positif. Ces
résultats, actualisés à l'ASCO 2012, indiquent que le Zelboraf procure un
bénéfice en survie globale, en l'occurrence 13,6 mois dans le bras Zelboraf
et 9,7 mois pour la dacarbazine (7). Un bénéfice est également observé en
termes de survie sans progression, en l'occurrence 6,9 mois pour Zelboraf
et 1,6 mois pour la dacarbazine, ainsi qu'en matière de taux de réponse,
ce dernier étant de 57% pour Zelboraf et de 8,6% pour la dacarbazine (7).
Dans ces études, la réponse survient rapidement; elle est généralement
observée dès le premier scanner, à la semaine 6. D'autre part, la réponse
est indépendante du type de métastases. On a également rapporté des
régressions de métastases cérébrales (9-11).
Zelboraf est donc le premier inhibiteur BRAF qui prolonge la survie globale
dans le mélanome métastatique.
... Et en pratique quotidienne
L'expérience du Pr JF Baurain confirme les données publiées. Elle a trait à
une dizaine de patients ayant déjà reçu ou non une ligne de traitement
antérieurement. Les résultats observés montrent que la survie médiane
globale est d'environ 15 mois avec le Zelboraf, ce qui est concordant avec
les études. La durée moyenne de traitement est d'environ 9 mois et, chez
certains patients, proche de 2 ans. La réponse est très rapide puisqu'elle se
manifeste dans les 15 jours.
Les principaux effets indésirables consistent en photosensibilité,
arthralgies, rash et fatigue; ils justifient parfois une réduction de dose,
mais rarement un arrêt de traitement (7% dans le groupe Zelboraf) (7).
132 échantillons séquencés
selon la méthode Sanger
9 V600K
11 V600E
1 V600K
14 V600E
Sanger
454
97 V600E (73,5%)
9 V600K (6,8%)
11 WT (8,3%)
117 tests valides
(88,6%)
15 tests non valides
(11,4%)
Résultats non valides
Résultats
faux négatifs
Figure: Résultats non valides ou erronés avec le séquençage Sanger.
- L'étude BRIM-3 montre que le Zelboraf
est plus efficace que la dacarbazine dans le
mélanome malin métastatique non traité,
en termes de survie globale, de survie sans
progression et de taux de réponse.
- Les données issues de la vraie vie concordent
avec celles des études.
- L'action du Zelboraf est rapide et
indépendante de la localisation des
métastases, même en cas de métastases
cérébrales.
- Zelboraf modifie le cours de la maladie et
est un nouveau standard de traitement dans
le mélanome métastatique BRAF muté.
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