de fausse couche, de micrognathie, de retard de développement, de crânio- sténose, d'oreilles d'implantation basse, d'anomalies des membres et de retard de croissance (8, 10, 21). La grossesse est contre-indiquée dans les 1 à 3 mois qui suivent l'arrêt de la molécule. Le métho- trexate est également contre-indiqué durant la période de lactation. lisation chez les femmes enceintes ayant subi antérieurement une transplantation rénale et traitées par ciclosporine est fré- quente et seuls des cas de faible poids à la naissance et de naissance prématurée ont été notés. Aucune anomalie congé- nitale n'a été attribuée à la ciclosporine. Pour les patientes enceintes, l'avan- tage de l'utilisation de la ciclosporine l'emporte sur les risques théoriques et semble être sans danger pour le foetus (7, 10). L'allaitement est quant à lui contro- versé. Antérieurement contre-indiqué, certaines études tendent à démontrer son utilisation possible durant l'allaite- ment étant donné les faibles concen- trations retrouvées dans le lait maternel (< 1%) (22, 23). recommandé durant la grossesse ou la lactation. Une étude sur 31 femmes enceintes exposées à la PUVA a été réali- sée et aucune preuve d'augmentation du mort in utero n'a été démontrée (24). Les UVB constituent un traitement rela- tivement sûr durant la grossesse et l'al- laitement. Il n'est pas considéré comme dangereux pour l'embryon ou le foetus car il ne peut pas pénétrer au-delà des couches superficielles de la peau (1, 2). La surchauffe pendant le traitement doit être évitée en raison d'une augmenta- du tube neural dans les 28 premiers jours de gestation (2). Aucun risque congénital spécifique de malformation n'a été attribué durant toute la grossesse, mais il existe peu de données actuellement. Il faut bien peser le rapport risque/bénéfice pour l'utilisation de ces agents durant la grossesse (2, 11, 25). classe C. Les données chez les femmes enceintes traitées par corticoïdes, quelles que soient la molécule et la voie d'admi- nistration, sont rassurantes. Les publi- cations sont nombreuses et le recul est important (7, 8). Le passage placentaire est de l'ordre de 40%. Il y a un risque potentiel de RCIU avec de hautes doses de corticostéroïdes durant le troisième trimestre de grossesse. Le re- tentissement sur la surrénale néonatale dose d'entretien (de 4 à 12mg/j) par mé- thylprednisolone en cours de grossesse. Pour des posologies maternelles infé- rieures à 50mg/j de prednisone ou pred- nisolone, les concentrations dans le lait sont le plus souvent négligeables 3 à 4 heures après la prise maternelle. D. Il augmente le risque de fausse couche et de certaines malformations congéni- tales aux membres, au coeur, aux reins, à l'oreille externe, à l'oesophage, ainsi qu'à la fente labio-palatine. Son admi- nistration durant la grossesse est contre- indiquée. Des mesures contraceptives doivent être prises par la femme en âge de procréer avant, pendant et durant les 6 semaines suivant l'arrêt du traitement. Il est également contre-indiqué durant l'allaitement (8, 26). zine, desloratadine,...) sont de classe B et utilisables durant toute la grossesse. Attention à l'effet sédatif de certains antihistaminiques sur les nouveau-nés de mères qui allaitent (1, 2). de risques que les agents topiques. Il y a peu de données concernant leur utili- sation durant la grossesse et ils doivent donc être évités. La terbinafine est un médicament de catégorie B et représente le traitement systémique de choix pour une infection à dermatophyte pendant la grossesse nécessitant un traitement systémique. La griséofulvine et les imidazoles sont tous de catégorie C. Dans les études animales, la griséofulvine a montré un risque accru d'anomalie du squelette et du SNC, ainsi que des morts in utero. Certaines études indiquent éga- lement un risque accru de jumeaux sia- mois. Le kétoconazole peut inhiber la synthèse des androgènes, ce qui augmente le risque d'ambiguïté sexuelle pour les foe- tus de sexe masculin. Il peut également altérer la sécrétion de progestérone et interférer avec la grossesse précoce et l'implantation. L'itraconazole et le fluconazole, de caté- gorie C, ont fait l'objet de vastes études |