patients souffrant de vitiligo a été menée à l'UZ Gent en 2011 (9). Onze patients ont pris part à cette étude. Chez chacun d'eux, 3 lésions ont été sélectionnées et respectivement traitées par MEL, par photothérapie NB UVB et au moyen d'un placebo pendant 24 séances. La repigmentation a été évaluée en mesu- rant la surface des lésions. Cette étude a permis de prouver l'efficacité de la thérapie NB UVB dans le cadre du trai- tement du vitiligo. Les chercheurs ont par ailleurs constaté que la MEL 308nm n'était pas supérieure à la NB UVB, ni au placebo. Avec la NB UVB, ils ont observé une repigmentation après en moyenne 9,8 séances de traitement chez 73% des patients, ainsi qu'une dose cumulée de 8,1J/cm une repigmentation après 13 séances de traitement et la dose cumulée moyenne s'élevait à 12,9J/cm lisée est efficace dans le traitement du vitiligo. À l'avenir, elle devrait être envi- sagée comme l'une des possibilités de traitement pour les patients présentant un vitiligo localisé. Il s'agit d'une tech- nique accessible et moins coûteuse que la MEL. Dans cette étude, la thérapie NB UVB localisée s'est révélée supérieure à la MEL, contrairement à ce que nous avons trouvé dans la littérature (9). Cela pourrait s'expliquer par les différences de protocoles de traitement et de doses, les différences au niveau du système de mesure de la repigmentation et la petite population de patients (9). peutique majeure pour le vitiligo. Il s'agit d'une modalité de traitement relative- ment sûre, avec une faible incidence d'ef- fets secondaires sévères, mais son effica- cité est variable. Dans plusieurs études, la photothérapie ciblée par MEL 308nm a donné des résultats prometteurs, avec une repigmentation plus rapide qu'en cas de NB UVB et un profil d'innocuité favorable. Étant donné la grande variabi- lité des résultats, il est conseillé de choi- sir le traitement en concertation avec le patient. Chez les personnes vulnérables peau endommagée par le soleil et/ou ayant déjà suivi une thérapie par UVB de longue durée, il convient d'envisager la MEL en raison de sa dose cumulée d'UV inférieure. D'autres études incluant davantage de patients devront être réali- sées afin d'identifier les différences entre la MEL 308nm et la thérapie NB UVB localisée. PAR LASER (TABLEAU 2) gique normale à un dommage tissulaire. Une cicatrisation anormale survient à la suite d'un problème dans le processus de guérison des lésions après une inter- vention chirurgicale ou un processus inflammatoire. Les cicatrices peuvent causer des problèmes d'ordre physique, psychologique et esthétique. Au cours de l'histoire, plusieurs traitements ont été développés pour atténuer les cica- trices. Nous donnons un aperçu des possibilités thérapeutiques offertes par la laserthérapie dans le traitement des cicatrices. ET CHÉLOÏDES sont de grandes cicatrices rouges en relief, caractérisées par une production excessive de collagène (10). Elles se dé- veloppent généralement dans le premier mois suivant la lésion initiale et peuvent régresser au fil du temps. Les chéloïdes sont, quant à elles, des cicatrices nodu- laires en relief de couleur rouge violacé qui sont plus volumineuses que les CHT. Un trouble héréditaire du métabolisme du collagène est à l'origine d'une phase de prolifération plus longue, qui donne lieu, au final, à la formation de gros fais- ceaux de collagène hyalinisé ressemblant à des CHT, à la différence que les ché- loïdes s'étendent au-delà des limites de la lésion d'origine et ne régressent pas au fil du temps. Ces dernières années, plusieurs lasers ont été évalués et uti- lisés pour le traitement des CHT et des chéloïdes, dont les lasers CO tifs et non ablatifs, et le PDL (Pulsed Dye Laser). utilisé pour l'atténuation des cicatrices hypertrophiques et des chéloïdes. Alster et al. ont décrit une amélioration de la texture et de l'aspect clinique de cica- trices érythémateuses et hypertrophiques après 1 ou 2 séances de traitement avec le PDL. Les chéloïdes très en relief s'atté- nuent très légèrement avec le PDL 585nm en monothérapie, mais réagissent mieux lorsque le traitement au laser est com- biné avec des injections intralésionnelles de corticostéroïdes ou de 5-fluoro-ura- cile. Les paramètres postulés pour le trai- tement des cicatrices hypertrophiques et des chéloïdes au moyen du laser PDL 585nm sont les suivants: impulsions ne se chevauchant pas avec densité d'énergie de 6-7,5J/cm sur les peaux foncées ou à des endroits sensibles, la densité d'énergie est abaissée de 10% (11). Le principal effet secondaire du PDL est l'apparition d'un purpura, qui peut persister quelques jours, voire plu- sieurs semaines. Les traitements par PDL se suivent à un intervalle de 6 à 8 se- maines. Chez les patients à la peau foncée, on allonge cet intervalle afin d'éviter une hyperpigmentation post-inflammatoire (11, 12). le traitement des cicatrices. Pour les cica- trices chirurgicales et post-traumatiques, le résultat est meilleur lorsque le resurfa- cing est réalisé dans les 6 à 10 semaines suivant le traumatisme. Le resurfacing des contours de la lésion immédiate- ment après l'intervention donnerait également un résultat plus esthétique (13). Les principaux effets secondaires du resurfacing par laser ablatif sont les sui- vants: erythème, troubles de la pigmen- tation et éruptions acnéiformes. (NAFL) fait son entrée dans le traitement des cicatrices hypertrophiques. Les dispositifs NAFL ont été approuvés par la FDA pour le traitement des cicatrices d'acné et post- chirurgicales, mais sont également utilisés |