gieuse acquise, caractérisée par la pré- sence sur la peau de macules blanches aux contours bien définis. Ces lésions sont le résultat d'une destruction locale de mélanocytes. Le vitiligo touche 0,5 à 1% de la population. Sa pathogenèse exacte n'est pas encore connue, mais la théorie actuellement admise veut que de multiples paramètres entrent en jeu. Des facteurs auto-immuns, génétiques, neu- raux et biochimiques contribuent ainsi à la destruction des mélanocytes (1). Le vitiligo a un impact psychosocial négatif majeur (2). Aussi, il s'agit de la principale raison pour laquelle il convient d'enta- mer un traitement. Le traitement du vitiligo représente un véritable défi. Différentes approches sont possibles. Un vitiligo localisé peut être traité au moyen de corticostéroïdes topiques, d'analogues de la vitamine D, terventions chirurgicales. La dépigmen- tation totale est une option lorsque 60 à 70% du corps sont touchés. Les vitiligos plus prononcés sont généralement trai- tés par photothérapie [Broad Band UVB, Narrow Band (NB) UVB, PUVA ou photo- thérapie ciblée], dans laquelle des lasers et lampes Excimer sont utilisés comme source de lumière. tation de la peau en stimulant la crois- sance et la prolifération des mélano- cytes. Elle exerce également un effet immunomodulateur (3). Le mécanisme de fonctionnement exact de la photo- thérapie dans le cadre du vitiligo n'est pas encore connu avec précision, mais de plus en plus d'éléments indiquent qu'elle a essentiellement un effet immunosup- presseur (4). Une étude a montré que la NB UVB, ainsi que la lumière et le laser Excimer stimulent, de manière dose- line-1 par les kératinocytes (5). Toutefois, le traitement par NB UVB expose inutile- ment aussi la peau saine à la lumière UV, avec un risque accru de cancérogénicité. Pour résoudre ce problème, différents dispositifs permettant d'administrer la photothérapie de manière localisée ont été développés, dont le laser et la lampe Excimer. Les dispositifs Excimer utilisent un ex- ciplexe, un complexe constitué d'un gaz rare et d'un gaz réactif. Ce complexe se dissocie en émettant une lumière mo- nochromatique d'une longueur d'onde spécifique selon les gaz utilisés. En der- matologie, on utilise exclusivement la combinaison XeCl. Les dispositifs XeCl génèrent une lumière UV d'une longueur d'onde de 308nm (6). La MEL (lumière monochromatique Excimer) peut être administrée au moyen de 2 types de dispositifs: le laser Excimer et la lampe Excimer. cennies, différentes techniques ont été développées pour le traitement du vitiligo et l'atténuation des cicatrices. La photothérapie, généralement par rayons UVA et UVB à spectre étroit (NB UVB pour Narrow Band UVB), fait partie du traitement standard pour le vitiligo. La MEL (Monochromatic Excimer Light lumière mono- chromatique Excimer), produite par le laser ou la lampe Excimer, a récemment fait son entrée dans l'arsenal thérapeutique disponible pour le vitiligo. Le laser est également utilisé pour atténuer les cicatrices. Cet article donne un aperçu des connaissances actuelles relatives au fonctionnement et à l'applicabilité de la MEL dans le cadre du vitiligo, et explique les possibilités thérapeutiques offertes par le traitement au laser pour l'atténuation des cicatrices. Ce texte est en partie basé sur la thèse de doctorat intitulée «Added value of a university laser clinic: clinical effects of laser and high intensity light in the treatment of scars and vitiligo», défendue à Gent par Evelien Verhaeghe le 29 mai 2013. 33F |