remarqué un nombre 3 fois plus impor- tant de molluscum contagiosum sexuel- lement transmis (1). Une étude pros- pective de deux ans a été menée par le Département de Dermatologie du CHU de Liège, pour recueillir des informations démographiques sur les patients présen- tant des infections virales du pubis. Sur 61 patients, des molluscum contagiosum (MC) ont été identifié dans 71% des cas, des condylomes acuminés (CA) dans 11%, la présence concomitante d'infec- tions MC et CA chez 11% des patients et l'herpès simplex virus (HSV) dans 4,8% des cas. Le rasage représentait un fac- teur de risque pour un nombre élevé de lésions. entre l'épilation intégrale du maillot, qui est devenue un véritable phénomène de mode, et les infections virales. En effet, l'épilation concernerait 54% des femmes en général et 73% des adolescentes et jeunes femmes de 15 à 25 ans (mais sans précision sur le fait de savoir si l'épila- tion est intégrale) (3). Les hommes sont également concernés, mais il y a peu de données (peut-être moins de 50% dans la même tranche d'âge). Une petite étude préliminaire (30 cas) (4) a tenté d'établir un lien entre cette infection virale et l'épilation intégrale du maillot. l'infection virale était associée à cette qui pourrait expliquer la prédominance masculine dans cette étude, les hommes semblant avoir davantage recours au rasage, et les femmes à l'épilation à la cire. De plus, le rasage est probablement plus sujet à créer des microtraumatismes (microcoupures) qui pourraient favoriser la propagation virale, concernant essen- tiellement la zone préalablement épilée. L'épilation laser ne semble pas consti- d'infection. Cette corrélation demande néanmoins à être confirmée par de plus grandes études contrôlées. pour des «verrues» sexuellement transmissibles du pubis, en particulier sexuellement transmissible. Plusieurs études mettent en cause l'épilation pour expliquer la croissance de cette infection virale. interventionnelle de Paris 2013 par laser, l'équipe du centre Saint-Pétersbourg à Paris a décidé d'envoyer un questionnaire à 163 de ses patients ayant bénéficié d'une épilation des aisselles par laser infrarouge à impulsions longues. Les réponses étaient exploitables pour 86 d'entre eux, avec un suivi médian de 7 mois. 24 rapportaient une augmentation de sudation, apparue en moyenne 4 mois après la première séance de laser et associée à une bromhidrose dans 15 cas. Ces données confirment celles de la littérature, et cet effet secondaire, c'est-à-dire le risque d'hyperhidrose dans au moins 10% des cas, doit être signalé aux patients. |