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Percentile
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Vol 18
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N°3
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2013
8
P1046F
Guérir d'un cancer
tout en préservant son coeur
Les progrès thérapeutiques en oncologie pédiatrique ont permis de
porter la survie à cinq ans à 80% pour tous les cancers pédiatriques,
permettant à un nombre croissant d'enfants d'être guéris et d'atteindre
l'âge adulte. Néanmoins, ces survivants de cancers sont à risque
de développer des complications secondaires aux traitements par
chimiothérapie et radiothérapie. Ces traitements contribuent dès lors à
une morbidité et à une mortalité significatives à long terme. Dans notre
mini-dossier, nous allons résumer la physiopathologie, l'incidence et les
facteurs de risques principaux exposant les patients à des complications
cardiaques liées aux anthracyclines et à la radiothérapie. Les études
récentes démontrent un risque accru de complications cardiaques par
rapport à la population normale. Les pathologies cardiovasculaires sont
même la cause principale de décès chez les survivants de cancers!
Le dépistage efficace d'une dysfonction cardiaque débutante est d'une
importance capitale si l'on veut optimiser la qualité de vie de ces
patients, chez qui les complications cardiaques surviennent parfois
plusieurs décennies après la fin des traitements. Ce dossier résumera
donc les résultats des études disponibles à ce jour, la plupart étant
malheureusement monocentriques et portant sur un nombre limité de
patients.
Ces résultats mettent en évidence la nécessité de stratégies
supplémentaires pour la détection précoce et la prévention des maladies
cardiovasculaires, et l'éducation des survivants et des professionnels
de la santé aux séquelles potentielles des thérapies anticancéreuses. La
recherche clinique doit se concentrer sur le développement de nouvelles
thérapies, mais ne doit pas faire oublier le rôle crucial de la médecine
préventive, qui garde tout son sens en hémato-oncologie pédiatrique!
Stéphane Moniotte
Rédacteur invité
service de Cardiologie pédiatrique, Clin. univ. st-Luc, uCL, Bruxelles
Editorial