sont associés à une répartition bimodale, avec des chiffres d'incidence qui culminent dans la petite enfance (< 5 ans) et à l'adolescence (15 ans et plus). Chez les adolescents, les tumeurs des cellules germinales concernent presque exclusivement les garçons. la courbe de tendance montre une augmentation du cancer des testicules en fonction de l'âge, qui se pour- suit avec un pic chez les jeunes adultes (Figure 5). survie à 5 ans observée pour l'ensemble des tumeurs est de 84% pour les garçons et 87% pour les filles. il existe des différences importantes entre les entités tumorales (Figure 6). avec des taux de survie à 5 ans dépassant les 90% chez les garçons et les filles, les lymphomes, les rétinoblastomes, les tumeurs rénales et les tumeurs des cellules germi- nales sont associés au meilleur pronostic. pour les tumeurs épithéliales, la survie à 5 ans atteint presque 100% chez les filles, tandis que le pronostic est de 89% chez les garçons. Cet écart est très probablement dû à une différence de distribution entre les tumeurs. la survie à 5 ans est très comparable chez les garçons et les filles pour la leucémie et les tumeurs cérébrales et osseuses. la publication intitu- lée Cancer in Children and adolescents, disponible sur le site internet du registre du Cancer, donne des chiffres de survie plus détaillés et montre qu'il peut exister des différences importantes entre les sous-types de certaines tumeurs. les neuroblastomes sont associés à un écart important entre les gar- çons (66%) et les filles (87%). Chez les garçons et les filles de moins de 18 mois, ils présentent un comportement plus bénin que chez les enfants plus âgés, avec à la clé des taux de survie à 5 ans très favo- rables pour les deux sexes (94% et 96%, respectivement). Chez les enfants de 18 mois et plus, le pronostic est moins bon. C'est dans cette catégorie d'âge que l'écart est le plus important entre les garçons (44%) et les filles (73%). la collecte de données sur le cancer chez les enfants. dans ce groupe de population, le diagnostic et l'enregistrement de la maladie ne consti- tuent pas une matière simple et la collaboration avec les spécialistes de la BSpHo est indispensable pour obtenir un ensemble de données de qualité. les données ont été utilisées pour décrire l'incidence et la survie chez les enfants atteints de cancer en Belgique. Bien que les cancers des en- fants et des adolescents représentent moins de 1% de l'ensemble des tumeurs, on diagnostique un enfant par jour et un adolescent tous les deux jours. Si le pronostic est très favorable pour la plupart des types de tumeurs, 70 patients de moins de 20 ans meurent encore chaque année des suites d'un cancer. la survie des enfants s'est fortement améliorée depuis les années 60. Cette tendance positive ne résulte pas seulement du développement de traitements plus efficaces. les progrès sont en grande partie le fruit d'une utilisation plus précise et d'une combinai- son judicieuse des traitements existants, d'améliorations au niveau du diagnostic, de la radiothérapie et de la chirurgie, et d'une meilleure connaissance de l'évolution naturelle et des facteurs pronostiques de la maladie. les résultats épidémiologiques éloquents, présentés de manière plus détaillée dans la publication Cancer incidence in Children and Adoles- cents (9), sont un bel exemple de collaboration entre les médecins, les spécialistes, les pathologistes et les data managers en milieu hospitalier. 1. belge, 22 décembre 2006. oncologie et le programme de soins d'oncologie doivent répondre pour être agréés. moniteur belge, 25 avril 2003. 5. tnm Classification of malignant tumours, 7th Edition, 2009 Edited by Lh sobin, mK Gospodarowicz spécialistes en anatomo-pathologie et Fondation Registre du Cancer, Bruxelles 2007. oncology, iCD-0-3), troisième édition; oms, Genève 2000. le Cancer, 1994. registreducancer.be/statistiques_publications). |