déjà l'importance de la morbidité à long terme et de la mortalité car- diovasculaires chez les survivants d'un cancer pédiatrique (13). elles montraient que le taux de mortalité globale augmentait avec le temps et était clairement au-dessus de la mortalité anticipée dans la popula- tion générale. de plus, ce taux de mortalité était significativement plus faible chez les patients traités au cours de la dernière période de l'étude (années 1980-89), ceci probablement en raison d'une meilleure prise de conscience de la toxicité de la chimiothérapie et d'une utilisation plus attentive de ces médicaments (13). lative de morbidité cardiaque continuait à augmenter jusqu'à 30 ans après le diagnostic (6). en 2010, Kenney et al. (Tableau 1-a) ont publié une petite série de 107 patients ayant un suivi relativement long (18) et confirmaient que plus de 50 ans après la fin de la chimiothérapie et/ou radiothérapie, les survivants continuent d'être à risque de cardiopathie, avec une altération de la qualité de vie ou même une espérance de vie réduite. l'étude de Guldner (Tableau 1-e) démontrait que la radio- thérapie expose également les patients à un risque accru de maladie cardiaque à long terme (17). tukenova et al. (Tableau 1-c) confirmaient que les patients recevant plus de 5Gy au niveau cardiaque, ainsi que ceux ayant reçu une dose cumulative d'anthracyclines 360mg/m cumulatif de mortalité d'origine cardiaque et l'incidence cumulative d'insuffisance cardiaque (Figure) augmentaient avec le temps, y com- pris après 20 ans de suivi (7). lative d'anthracyclines à risque de cardiotoxicité pour les patients. Cer- tains auteurs (Tableau 1-f) ont rapporté que les patients ayant reçu des doses cumulatives d'anthracyclines < 250mg/m ment, d'autres équipes ont démontré (Tableaux 1-g, 1-h et 1-i) que de faibles doses d'anthracyclines (45 à 250mg/m (9-11), ce qui suggère que la doxorubicine n'est jamais exempte de toxicité cardiaque. façon remarquable au cours des dernières décennies (1). avec ce succès, il est devenu indispensable de considérer la morbidité et la mortalité associées aux traitements contre le cancer. les sur- vivants sont en effet à risque de développer toute une série d'effets indésirables (1-3). parmi ceux-ci, la cardiotoxicité est l'une des com- plications chroniques les plus graves avec un taux de mortalité élevé, persistant même plusieurs décennies après le traitement. dès lors, la réalisation d'enquêtes d'envergure sur les effets secon- daires de la chimiothérapie et de la radiothérapie est cruciale. a ce jour, il n'existe pas encore beaucoup de grandes études internationales. il s'agit essentiellement d'études monocentriques, sur un nombre limité de patients ayant été traités pour une pathologie précise, avec des pa- ramètres de monitoring cardiaque différents et des suivis très variables d'une étude à l'autre. les résultats de ces études sont donc encore dif- ficiles à comparer. au cours des 5 dernières années, les taux de survie n'ont plus consi- dérablement changé. Ces chiffres stables suggèrent que les stratégies de surveillance et de suivi de nos patients ainsi que des traitements novateurs sont maintenant nécessaires pour améliorer les résultats. la recherche clinique doit se concentrer non seulement sur le développe- ment de nouvelles thérapies visant à accroître le taux de survie, mais également à diminuer la gravité des effets secondaires tardifs. les trai- tements futurs devraient assurer une vie exempte de séquelles à long terme pour chaque enfant diagnostiqué avec le cancer (1). le dépistage, la prévention et le traitement de la cardiotoxicité liée aux traitements du cancer chez l'enfant seront développés dans un prochain article. Attendues aux de déc Attendues aux de déc |