site médicale moderne qui a permis la guérison de maladies au départ incurables. le taux de survie actuel à 5 ans est de plus de 80% et la population de survivants de cancer ne cesse de grandir, ce qui nous amène à nous focaliser sur les effets secondaires des traitements du cancer (1, 2). la cardiotoxicité est l'une des complications chroniques les plus sévères rapportées, principalement liée à l'utilisation des an- thracyclines et de la radiothérapie médiastinale. le dépistage de cette cardiotoxicité et sa prise en charge sont les nouveaux challenges des hémato-oncologues pédiatres. À ce jour, il n'existe pas de consensus sur le suivi optimal cardiaque à offrir à ces patients. terme et plus particulièrement sur les outils prometteurs d'un dépistage précoce des toxicités cardiaques tardives. sieurs protocoles de traitement de cancer, même si, le plus souvent, il n'existe pas de consensus international. néanmoins, l'American Heart chimiothérapie potentiellement cardiotoxique subissent une échocar- diographie transthoracique avant le traitement (3). et suivi au long cours vants de cancers pédiatriques devraient bénéficier d'un suivi cardiaque tout au long de leur vie. Ceci doit particulièrement être pris en compte lors d'événements tels qu'une grossesse, des exercices physiques im- portants, des infections graves systémiques ou des interventions chirur- gicales majeures. aujourd'hui, les mesures échocardiographiques de la fonction systolique ventriculaire gauche sont reproductibles et restent l'outil de dépistage le plus couramment utilisé. daires aux traitements. la réalisation d'un électrocardiogramme à 12 dérivations est une pratique courante au début et à la fin du traitement, mais il n'y a actuellement pas de lignes directrices quant à l'agenda précis pour le suivi à long terme. pie potentiellement cardiotoxique subissent une échocardiographie tements du cancer, et en particulier les anthracyclines et la radiothérapie médiastinale, sont potentiellement cardiotoxiques et contribuent à une morbidité et une mortalité significatives à long terme. Cette revue résume brièvement les différentes techniques actuellement dispo- nibles ou émergentes pour le suivi cardiaque des patients, les moyens de prévention pour limiter la cardiotoxicité et les traitements de ces complications cardiaques une fois qu'elles ont été diagnostiquées. Les pathologies cardiovasculaires étant la cause principale de décès chez ces survivants, le dépistage précoce d'une dysfonction cardiaque reste la clé de voûte du devenir à long terme de ces patients. |