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Percentile
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Vol 18
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N°3
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2013
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l'enregistrement du cancer a connu une véritable évolution en Belgique
au cours des 10 dernières années. les arrêtés royaux sur la consulta-
tion oncologique multidisciplinaire (2002) et les programmes de soins
oncologiques (2003), mais aussi la législation spécifique sur l'enregis-
trement du cancer (2006) lui ont donné une nouvelle impulsion (2, 3).
la législation sur l'enregistrement du cancer prévoit notamment une
obligation de transmission des données, à la fois pour les hôpitaux qui
disposent de programmes de soins d'oncologie ou de soins de base en
oncologie et pour les laboratoires d'anatomie pathologique.
À la suite de l'introduction du plan national Cancer en 2008 (4), sous
l'aile de la BSpHo (Belgian Society of Paediatric Haematology Oncolo-
gy), une cellule de coordination nationale a été créée pour la recherche
clinique et scientifique en hématologie-oncologie pédiatrique. elle
facilite la collaboration entre le registre du Cancer et les huit centres
belges spécialisés. Cette collaboration a déjà permis la création d'un
réseau d'enregistrement supplémentaire pour la collecte d'informations
sur les nouveaux diagnostics de cancer chez l'enfant, en complément
des canaux classiques via les programmes de soins oncologiques et les
services d'anatomie pathologique.
Méthodologie
l'intégralité de l'enregistrement a été le premier objectif fixé lors de
l'instauration de la nouvelle Fondation registre du Cancer, en mai 2006.
depuis l'année d'incidence 2004, nous disposons d'une couverture
quasi complète pour l'ensemble du territoire belge.
le flux de données (Figure 1) repose sur un itinéraire clinique qui dé-
coule de l'obligation légale imposée à tous les programmes de soins
d'oncologie ou de soins de base en oncologie d'enregistrer tous les cas
de cancer, qu'ils fassent ou non l'objet d'une discussion en consulta-
tion oncologique multidisciplinaire. au-delà de l'intégralité, la qualité
des données est évidemment essentielle pour un rapport correct de
l'incidence, de la survie, de la prévalence, etc. Un bon enregistrement
dépend de la classification précise, par les hôpitaux, de la localisation
de la tumeur primitive, du diagnostic histologique et de l'utilisation
actualisée de la stadification tnm (5).
le deuxième itinéraire, qui concerne les services d'anatomie patho-
logique, est parallèle au circuit clinique. les pathologistes fournissent
P1059F
Rapport de l'enregistrement
des cancers pédiatriques,
un exemple de collaboration réussie
entre le Registre du Cancer
et la BSPHO
Kris Henau, Nancy Van Damme, Linda Thibaut, Liesbet Van Eycken
Fondation Registre du Cancer
L'enregistrement du cancer est une mine d'informations pour les prestataires de soins
et les chercheurs en oncologie, les décideurs politiques et le grand public. Ces données per-
mettent d'améliorer les connaissances sur les caractéristiques des différentes formes de can-
cer, les modifications spatiotemporelles et les causes (possibles) de la maladie. Les effets des
campagnes de prévention primaire et secondaire peuvent être étudiés et mesurés. Depuis
quelques années, la qualité des soins reçoit de plus en plus d'attention. Dans ce cadre, les
données de l'enregistrement du cancer permettent également d'évaluer le traitement sur la
base des indicateurs des processus et des résultats (1).
F i L r O u g e : H é m a t O - O n C O L O g i e p é d i a t r i q u e