naissances de plus en plus pointues et évolue progres sivement vers une surspécialisation dont le but est d'améliorer la prise en charge de pathologies rares et complexes. Après la neurologie pédiatrique et la néo natologie, de nombreuses discussions sont actuellement en cours pour définir les qualifications nécessaires dans différentes disciplines pédiatriques. Ainsi, l'hématologie oncologie pédiatrique devrait prochainement être recon nue comme une compétence spécifique organisée autour d'un nombre limité de centres de référence. Les cancers de l'enfant sont des maladies rares, dont la physio pathologie et la prise en charge sont très différentes des cancers de l'adulte. Chaque année en Belgique, le Registre du Cancer recense environ 320 nouveaux cas de cancers chez les enfants (014 ans) et 175 nouveaux cas chez les adolescents (1519 ans). L'objectif des centres de référence pédiatriques sera de concentrer les expertises médicales, chirurgicales et technologiques pour offrir des soins optimaux à ces patients et à leur famille. Une telle organisation n'aura toutefois de sens que si elle peut s'ap puyer sur une collaboration importante avec les médecins traitants, les pédiatres et les équipes pédiatriques hospi talières de l'ensemble du pays. En effet, ces intervenants occupent et continueront d'occuper une place essentielle dans la prise en charge d'un enfant cancéreux. Le dia gnostic de la maladie est un premier exemple illustrant l'importance de ce partenariat. Les cancers pédiatriques font partie du diagnostic différentiel de nombreux tableaux cliniques rencontrés quotidiennement par les médecins généralistes et les pédiatres. On peut difficilement imagi ner que tous les enfants qui présentent une pâleur, une tuméfaction cervicale ou des céphalées soient immé diatement adressés vers un centre d'hématooncologie pédiatrique tertiaire. Il est donc capital que les acteurs de première ligne restent sensibilisés et formés pour assurer une mise au point initiale rapide, cohérente et judicieuse. Les traitements supportifs sont un autre exemple de la collaboration entre les centres tertiaires et les équipes qualité de vie du patient et de sa famille. S'il est sou haitable que les cures de chimiothérapie soient définies et administrées par une équipe expérimentée, pourquoi imposer à un enfant un trajet long et fatigant si l'hydra tation intraveineuse, la transfusion ou le traitement anti biotique qu'il doit recevoir peuvent être administrés par un centre pédiatrique disponible à proximité? À domicile, la communication entre centre de référence et acteurs de proximité est aussi un atout. À distance de l'hôpital, l'enfant malade et sa famille ont parfois des questions qui n'ont pas toujours été comprises ou discutées avec le médecin spécialiste. Le médecin traitant ou le pédiatre qui connaissent la famille depuis longtemps peuvent ainsi être des relais pour renforcer l'information et la confiance. Cet aspect est particulièrement vrai pour les frères et soeurs, qui sont souvent éprouvés et n'ont que peu d'accès aux médecins et aux structures tertiaires. toute la communauté pédiatrique impliquée dans la prise en charge des enfants cancéreux que nous avons ima giné ce «fil rouge» de Percentile sur l'oncologie pédia trique. Tout au long de cette année, des auteurs de dif férents horizons traiteront des questions d'actualité qui nous concernent tous dans ce domaine: le mode de fonc tionnement et les résultats du Registre belge du Cancer, les situations cliniques qui évoquent une prédisposition génétique à un cancer et les analyses de dépistage qui peuvent être faites, les dernières avancées dans le trai tement des leucémies de l'enfant, le suivi à long terme et notamment la problématique des vaccinations après chimiothérapie ainsi que l'organisation des soins palliatifs dans notre pays. ture et espère que ce fil rouge sera un nouveau signe tan gible de cette collaboration au profit des enfants atteints de cancer! |