taires en fonction des indications cliniques (3). pour le suivi, la fraction de raccourcissement (FS) et la fraction d'éjection (Fe) sont le plus sou- vent utilisées comme paramètres systoliques standard. d'autre part, le doppler tissulaire est une technique non invasive d'échocardiographie permettant d'évaluer la contractilité myocardique et sa relaxation. Son intérêt dans le contexte clinique est encore en cours d'évaluation (4). Selon des études récentes chez l'adulte, l'image- rie doppler tissulaire couplée à l'échographie pourrait être plus sensible dans la détection infra-clinique de la dysfonction diastolique (5-7). tion Scan), permet de détecter une détérioration subclinique de la fonc- tion cardiaque avec une excellente reproductibilité, même chez les pa- tients avec des fenêtres acoustiques médiocres (2). Bien qu'une étude récente ait montré que le mUGa scan semble être plus sensible que l'échographie dans la détection des dysfonctionnements cardiaques induits par les anthracyclines (8), son rôle dans la surveillance à long terme reste à définir, à la lumière notamment de l'émergence de la réso- nance magnétique nucléaire (rmn). la scintigraphie myocardique pourrait être un outil prometteur pour la détection précoce de la cardiotoxicité induite par les anthracyclines (9), mais là aussi, plus de données sont nécessaires avant que des recom- mandations puissent être établies. tage chez les patients traités par anthracyclines est encore sujette à débat. la stratégie la plus prometteuse pour détecter les lésions car- diaques sera probablement d'associer un panel de biomarqueurs avec des outils non invasifs d'imagerie cardiaque. les biomarqueurs intéres- sants, les paramètres idéaux d'imagerie cardiaque, le calendrier d'un tel dépistage et la mise en place d'une échelle de risque cardiaque chez les patients pédiatriques restent à définir (10, 11). cardiaques, marqueurs directs de la mort des myocytes, et les peptides natriurétiques, marqueurs d'étirement des fibres des myocytes. diaque après un traitement d'anthracyclines. dans la première série de 22 patients adultes présentant une fonction cardiaque normale avant la chimiothérapie, une diminution significative de la fraction d'éjection était rapportée ainsi qu'une augmentation de la prise de contraste par le myocarde en rehaussement tardif (12). la seconde a étudié l'intérêt de la rmn chez les patients pédia- triques atteints d'un cancer (n = 28, âge moyen 16,4 ans). ils consta- taient que l'index volumétrique en fin de systole augmentait avec une diminution de la fraction d'éjection des ventricules gauche et droit au cours du traitement par anthracyclines. néanmoins, aucun signe clinique d'insuffisance cardiaque ou de cardiomyopathie n'a été observé (13). Bien que la rmn soit un outil très sensible, reproductible et prometteur, d'autres études sont nécessaires pour préciser son rôle dans le dépis- tage de la cardiotoxicité chez les survivants d'un cancer. elle peut en effet révéler un dysfonctionnement cardio-respiratoire non détectable sur des études au repos. À nouveau, davantage de recherches sont nécessaires pour déterminer sa place dans le dépistage de la cardiotoxicité tardive dans cette population (14, 15). directrices pour le suivi cardiaque au long cours des survivants de can- cer. ainsi, le CoG a proposé un calendrier de surveillance en fonction de l'âge, des doses d'anthracyclines et/ou des doses de rayons reçues (16) (Tableau). < 200mg/m tous les 2 ans tous les ans < 100mg/m tous les 5 ans tous les 2 ans tous les ans tous les ans tous les 5 ans tous les 2 ans tous les ans |